Cette pièce est un hommage à ma grand-mère, qui est décédée au début de l’année 2025, reflétant la nature cyclique des générations qui passent et des rôles qui changent au fil du temps. La chaise vide à côté de moi lui a appartenu, tout comme je m’y suis assise la dernière fois que je l’ai vue, écoutant les histoires de son passé et ses nombreuses opinions sur les choses à l’époque. Aujourd’hui, je suis assise sur une nouvelle chaise, celle de ma grand-mère, et je perpétue son héritage, tout comme les générations futures continueront à le faire à ma place. Le fait de tirer le lapin par les oreilles est un clin d’œil ludique à la façon dont elle nous pinçait affectueusement les oreilles lorsque nous faisions quelque chose de vilain. Inspirée par Edith Clayton, j’ai incorporé les thèmes de l’histoire, de l’appartenance et du devoir générationnel à travers la symétrie et la complexité de la bordure, reflétant l’équilibre entre la perte et la volonté de continuer. Les couleurs vives et les éléments décoratifs, réalisés à l’acrylique et au crayon, évoquent la célébration plutôt que le deuil, et montrent qu’en cas de chagrin, il faut toujours chercher la joie. Cette œuvre est également une représentation visuelle du yin et du yang, comme on le voit sur le tapis – soit le contraste entre la présence et l’absence, la tradition et le changement.
–Reem Hussain (10ᵉ année, école secondaire Cawthra Park, Mississauga, Ontario)
L’artiste néo-écossaise Edith Clayton (1920-1989) a été acclamée pour ses paniers en éclisses de bois habilement tissés à la main, créés à partir d’une combinaison de techniques de vannerie africaine et anglaise, et de pratiques locales de teinture mi’kmaw.