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La côte de la Montagne, en regardant vers le haut 1876

La côte de la Montagne, en regardant vers le haut, 1876

William Brymner, Mountain Hill Looking Up (La côte de la Montagne, en regardant vers le haut), 1876

Stylo et encre sur papier, 29,7 x 43,7 cm

Bibliothèque et Archives Canada, Ottawa

La côte de la Montagne, en regardant vers le haut, 1876, fait partie d’une série de dessins de bâtiments historiques et de fortifications réalisée par Brymner lors d’une visite à Québec en septembre 1876, alors qu’il n’a que vingt ans. Le spectateur est placé au centre d’une rue, les fortifications à sa droite et une rangée de maisons coincées les unes contre les autres à sa gauche. Cette composition est l’une des plus anciennes œuvres de l’artiste qui subsistent encore aujourd’hui. Elle révèle sa formation initiale d’architecte et son intérêt pour la représentation de sites historiques complexes.

 

William Brymner, St Louis Gate from Without (La porte Saint-Louis, vue de l’extérieur), 1876, stylo et encre sur papier, 29,7 x 43,7 cm, Bibliothèque et Archives Canada, Ottawa.

Lorsqu’il créé ce dessin et d’autres de la ville de Québec, Brymner envisage encore de faire carrière comme architecte. Il se peut qu’il ait fait ce travail à la demande du service des travaux publics, où il est alors employé. Les dessins qui ont survécu au passage du temps comprennent des images de batteries de canons et de fortifications, de la porte Saint-Louis, de l’église Notre-Dame, de la côte du Palais et de la côte de la Montagne. La série démontre la détermination de l’artiste à maîtriser la représentation de l’espace urbain.

 

Dans La côte de la Montagne, en regardant vers le haut, les plans des maisons et les murs sont rigoureusement dessinés avec des lignes droites. La stratégie de Brymner n’est pas nécessairement de représenter un paysage harmonieux — les bâtiments au loin sont à peine esquissés, comme s’il s’agissait d’emplacements plutôt que de formes — mais de saisir les masses solides des structures et les textures des murs, en particulier le motif dense de la pierre dans les fortifications. Il ne s’agit toutefois pas non plus d’un dessin purement technique : le peintre y inclut des arbres et des ombres dans la rue, comme pour inviter le spectateur à entrer dans l’espace. Un équilibre similaire entre les bâtiments et le décor est apparent dans une autre œuvre de cette série, St. Louis Gate from Without (La porte Saint-Louis, vue de l’extérieur), 1876. Bien que dans ce dessin l’artiste canadien se concentre principalement sur les murs de fortifications, il crée aussi l’avant et l’arrière-plan et y dispose une figure.

 

Ensemble, ces œuvres incarnent le dessin architectural de Brymner dans ce qu’il a de plus pictural. Cependant, quelques années après leur création, celui-ci décide de suivre une formation d’artiste plutôt que d’architecte. Il continue tout de même à dessiner des espaces urbains lorsqu’il commence ses études à Paris en 1878.