• A Space, Toronto

    Lieu d’exposition sans but lucratif créé et géré par des artistes dans le sillage de la Nightingale Gallery de Toronto en 1971. Pendant toute la décennie, la galerie A Space est un centre essentiel d’innovation artistique, toutes disciplines confondues, et reste le lieu d’exposition par excellence de l’art visuel contemporain à Toronto. Sa programmation inclusive fait large place au militantisme.

  • art abstrait

    Langage de l’art visuel qui emploie la forme, la couleur, la ligne et les traces gestuelles pour créer des compositions qui ne tentent pas de représenter des choses appartenant au monde réel. L’art abstrait peut interpréter la réalité sous une forme modifiée ou s’en éloigner tout à fait. On l’appelle aussi l’art non figuratif.

  • abstraction lyrique

    Style d’art abstrait issu du mouvement de l’art informel, plus large, considéré comme le complément européen de l’expressionnisme abstrait américain. Les œuvres d’art informel s’inspirent généralement du monde naturel. Elles sont moins rigides et plus expressives que l’abstraction géométrique, qui prévalait à l’époque.

  • Académie Julian

    École d’art privée fondée par Rudolphe Julian à Paris en 1868. Maurice Cullen, J. W. Morrice, Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté et Clarence Gagnon figurent parmi les nombreux artistes canadiens qui y effectuent des études.

  • Académie royale des arts du Canada (ARC)

    Organisation d’artistes et d’architectes professionnels, modelée sur les académies nationales présentes depuis longtemps en Europe, telles que la Royal Academy of Arts de Londres (fondée en 1768) et l’Académie royale de peinture et sculpture de Paris (fondée en 1648). L’ARC est fondée en 1880 par l’Ontario Society of Artists et l’Art Association of Montreal.

  • actionnisme viennois (Wiener Aktionismus)

    Fondé dans les années 1960, ce groupe de performeurs viennois s’efforce de choquer le public pour attirer l’attention sur la violence de la société. Ses performances sont célèbres pour les mutilations et les défécations exécutées en public. Les artistes principalement associés à ce groupe sont Günter Brus, Hermann Nitsch et Rudolf Schwarzkogler.

  • Adamson, Edward (Britannique, 1911-1996)

    Pionnier dans le domaine de l’art thérapie. Formé comme artiste, Adamson a enseigné l’art et a facilité la tenue de séances de création pour les patients psychiatriques après la Seconde Guerre mondiale. Il est devenu directeur de l’hôpital Netherne en 1948 et y a travaillé pendant plus de trente ans, jusqu’à sa retraite. Sa collection d’œuvres d’art faites par des patients a voyagé à l’échelle mondiale.

  • Adamson, Robert (Écossais, 1843-v. 1847)

    Photographe et l’un des deux membres de l’équipe de photographes, Hill et Adamson, dont il est surtout le technicien. Connus pour être les premiers à lancer le portrait photographique artistique et à maîtriser le procédé du calotype, Hill et Adamson comptent parmi les plus importants photographes du dix-neuvième siècle.

  • Adaskin, Murray (Canadien, 1906-2002)

    Membre d’une illustre famille de peintres et de musiciens, Murray Adaskin est d’abord musicien d’orchestre et chambriste avant de se tourner vers la composition. Moderniste prolifique, réputé pour son travail de promotion de la musique et des musiciens canadiens, Murray Adaskin a également une profonde influence comme professeur.

  • Akesuk, Saimaiyu (Kinngait, née en 1988)

    Artiste reconnue pour ses dessins audacieux qui représentent souvent des ours et des oiseaux. Des estampes tirées à partir de ses dessins ont fait partie de la Collection annuelle d’estampes des Ateliers Kinngait, notamment en 2013, 2014 et 2015.

  • Albers, Josef (Allemand/Américain, 1888-1976)

    Peintre et graphiste qui étudie et, par la suite, enseigne au Bauhaus, Albers émigre aux États-Unis après la fermeture de l’école par les Nazis en 1933. Professeur au Black Mountain College de Caroline du Nord, il y attire de futures sommités, comme Robert Motherwell et Willem de Kooning. Albers est un pionnier de l’op art et de l’art cinétique.

  • Alberti, Leon Battista (Italien, 1404-1472)

    Auteur de traités sur la peinture, la sculpture et l’architecture — ces trois textes réunis constituent la base théorique de tout l’art de la Renaissance —, Alberti est reconnu pour avoir répertorié les formes du classicisme.

  • Albright, Ivan (Américain, 1897-1983)

    Peintre chicagoan à qui l’on doit des natures mortes et des portraits obsédants, composés de façon très méticuleuse. Ses œuvres les plus célèbres — dont sa première peinture monumentale, Into the World There Came a Soul Called Ida (Une âme nommée Ida vint au monde) (1929-1930) — traduisent la préoccupation constante du peintre pour l’idée de la mortalité. Par ailleurs, Albright écrit et réalise des sculptures, des estampes et des films.

  • albumine

    Couche faite d’un mélange de blancs d’œuf et de sel, appliquée sur du verre (pour les négatifs photographiques) ou, plus couramment, sur du papier (pour les épreuves photographiques), puis sensibilisée avec une solution de nitrate d’argent. Les épreuves à l’albumine sont courantes, des années 1850 aux années 1890, et préférées aux épreuves sur papier salé en raison de leur clarté.

  • Alleyn, Edmund (Canadien, 1931-2004)

    Peintre innovateur et cérébral qui évolue dans une foule de styles tout au long de sa carrière, de l’expressionnisme abstrait au Pop Art. Alleyn étudie aux côtés de Jean Paul Lemieux à l’École des beaux-arts de Québec pour ensuite s’établir à Paris en 1955, où il restera quinze ans. Il représente le Canada à la Biennale de Venise en 1960.

  • ambrotype

    Procédé photographique consistant à transformer en positif une plaque négative au collodion humide, en doublant la plaque de verre d’un tissu ou d'un papier noir, le tout inséré dans un étui à charnière. Les ambrotypes remplacent largement les daguerréotypes (avec lesquels on les confond facilement) à la fin des années 1850 et sont eux-mêmes remplacés dans les années 1860 par les ferrotypes et les cartes de visite moins coûteux.

  • Anastasi, William (Américain, né en 1933)

    Figure pionnière de l’art minimal et conceptuel américain, aligné sur Carl Andre, John Cage, Eva Hesse, Robert Rauschenburg et Richard Serra. Anastasi est l’un des premiers artistes modernes à créer des œuvres spécifiques au site; Six Sites, 1966-1967, a ouvert la voie aux artistes et aux conservateurs qui s’intéressent à cette forme d’art.

  • Anger, Kenneth (Américain, né en 1927)

    Personnalité acclamée et controversée de l’underground cinématographique, Anger réalise dès l’âge de quinze ans son premier film, Fireworks (Feux d’artifice), dont la projection sera souvent interdite. Ses films et ses livres montrent une fascination inépuisable pour l’occulte et les scandales hollywoodiens de son époque. Il influencera nombre de cinéastes des sphères commerciales et expérimentales, mais aussi des artistes d’autres disciplines.

  • Anishinabé

    Terme collectif qui signifie « le peuple » ou « peuple originel » et qui renvoie à un nombre de communautés liées entre elles, y compris les Ojibwés, les Odawas, les Chippaouais, les Saulteaux, les Mississaugas, les Potéouatamis. Au Canada, la région anishinabé couvre des parties du Manitoba, de l’Ontario et du Québec.

  • Anthology Film Archives

    Centre d’étude, de conservation et d’exposition d’œuvres cinématographiques, sis à New York, qui met l’accent sur les œuvres indépendantes et expérimentales, lancé en 1969 par cinq cinéastes et critiques de cinéma d’avant-garde : Stan Brakhage, Jerome Hill, Peter Kubelka, Jonas Mekas et P. Adams Sitney.

  • anthroposophie

    Philosophie spirituelle développée par Rudolf Steiner au tournant du vingtième siècle, l’anthroposophie part du principe que la dimension spirituelle de l’être humain peut être vécue de manière concrète et faire l’objet de quantification scientifique. Le curriculum des écoles Waldorf, aujourd’hui implantées dans le monde entier, est basé sur les théories pédagogiques et la philosophie anthroposophique de Steiner. Cette méthode d’enseignement met l’accent sur le rôle de l’imaginaire dans l’apprentissage et cherche à intégrer globalement le développement intellectuel, pratique et artistique des élèves.

  • Appel, Karel (Néerlandais, 1921-2006)

    Artiste polyvalent qui s’exprime dans les techniques les plus diverses : peintures et assemblages expressionnistes et primitivistes, sculptures en bois d’olivier, vitraux, poésie et décors pour le ballet Can We Dance a Landscape? créé en 1987 par le chorégraphe Min Tanaka.

  • appuie-tête

    Sert à immobiliser le corps lors d’un portrait photographique au dix-neuvième siècle, quand les vitesses d’émulsion sont lentes. Un appuie-tête typique est formé d’un berceau en métal sur un support ajustable; les mains et les bras sont disposés sur un livre, une plinthe ou un autre accessoire.

  • Arcadie

    Terme employé pour désigner un lieu idyllique et pastoral, ou un paysage naturel utopique. Les origines des paysages d’Arcadie remontent à la période hellénique; on en trouve de nombreux exemples célèbres dans la peinture italienne de la Renaissance et la peinture française et britannique du dix-huitième siècle. Le terme est dérivé du nom d’une province grecque qui existe depuis l’Antiquité.

  • Archambault, Louis (Canadien, 1915-2003)

    Figure incontournable de la sculpture canadienne au vingtième siècle, dont les nombreuses commandes publiques se retrouvent à Montréal, Toronto et Ottawa. Archambault contribue également aux pavillons canadiens de l’Exposition universelle de Bruxelles, en 1958 et d’Expo 67 à Montréal. Il figure parmi les signataires du manifeste Prisme d’yeux en 1948.

  • Archipenko, Alexander (Russe/Américain, 1887-1964)

    Sculpteur cubiste très influent, il découvre le mouvement grâce à Fernand Léger après son déménagement de Moscou à Paris en 1908. Ses premières œuvres expriment la matérialité de l’espace positif et négatif et leur contraste; comme Pablo Picasso, il crée des assemblages sculpturaux de matériaux trouvés.

  • Arman (Français/Américain, 1928-2005)

    Sculpteur et peintre né et formé en France qui pratique un art de plus en plus expérimental au fil de sa carrière. Arman est affilié au mouvement nouveau réalisme des années 1960 et plusieurs de ses œuvres sont considérées comme les premiers exemples de land art.

  • Armory Show

    Présenté à New York, Chicago et Boston en 1913, l’International Exhibition of Modern Art, mieux connu sous le nom d’Armory Show, signale un moment clé dans l’histoire de l’art moderne aux États-Unis. En présentant pour la première fois au grand public américain des artistes modernistes américains et des représentants de l’avant-garde européenne, l’exposition rassemble des œuvres de centaines d’artistes, dont plusieurs qui choquent les sensibilités du public de l’époque.

  • Art Association of Montreal (AAM)

    Fondée en 1860 comme une ramification de la Montreal Society of Artists (elle-même datant de 1847), l’Art Association of Montreal deviendra le Musée des beaux-arts de Montréal en 1947. Le MBAM est aujourd’hui un musée international majeur, fréquenté annuellement par plus d’un million de visiteurs.

  • art conceptuel

    L’art conceptuel, qui remonte au travail de Marcel Duchamp, mais qui ne sera pas codifié avant les années 1960, est une expression générale pour décrire un art qui met l’accent sur les idées plutôt que sur la forme. Le produit fini peut même avoir une forme concrète éphémère, comme le land art ou la performance.

  • Art déco

    Style décoratif du début du vingtième siècle découvert à Paris en 1925 lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. L’Art déco puise dans plusieurs influences : les motifs égyptiens et asiatiques, les mouvements artistiques modernistes et le style Art nouveau qui l’a précédé.

  • art gothique

    Style de peinture, de sculpture et d’architecture né en Europe au douzième siècle. Art chrétien, le gothique privilégie la lumière et la hauteur, et s’exprime principalement dans des manuscrits enluminés et une architecture caractérisée par des ensembles sculptés et des vitraux.

  • art maya

    Art de la civilisation maya qui fait son apparition dans la région de ce qui est aujourd’hui le Mexique et l’Amérique centrale. Les Mayas exercent un art évolué, produisant des sculptures en pierre, des céramiques peintes, de délicates figurines, des bijoux en jade et des masques. Ces objets d’art présentent une quantité remarquable de détails et de couleurs.

  • art médecine

    Aussi appelée « art des légendes », cette approche élaborée par Norval Morrisseau désigne l’art créé par les artistes de l’école de Woodland. Le terme fait allusion aux légendes secrètes et aux pouvoirs curatifs contenus dans les œuvres.

  • art naïf

    Terme désignant l’art réalisé par des artistes autodidactes, qui n’adhèrent à aucun style ni école, afin d’être libres de formuler un langage plus personnel. On commence à parler d’art naïf pour décrire le travail d’Henri Rousseau à la fin du dix-neuvième siècle.

  • Art nouveau

    Florissant en Europe et aux États-Unis de la fin du dix-neuvième siècle à la Première Guerre mondiale, ce style décoratif caractérisé par des formes organiques fluides et des lignes sinueuses a notamment un impact sur l’architecture, les arts décoratifs et les arts graphiques. Son influence se reflète également dans la peinture et la sculpture.

  • art rupestre

    Forme d’art préhistorique présente dans le monde entier, constituée soit de pictogrammes peints, soit de pétroglyphes gravés sur des surfaces rocheuses fixes, comme les murs des grottes et les parois des falaises. Sur le territoire de ce qui est aujourd’hui le Canada, l’art rupestre est associé à la guérison et à la prophétie.

  • Art Students League of New York

    École de beaux-arts progressiste créée par les artistes pour les artistes en 1875. À l’aube du vingtième siècle, l’Art Students League attire plusieurs étudiants qui deviendront des figures centrales de l’art américain contemporain. Ses professeurs comprennent William Merritt Chase, Thomas Eakins et Robert Henri.

  • Artists’ Jazz Band

    Groupe de free-jazz, actif dans les années 1960 et 1970, composé surtout d’artistes qui sont en grande partie des musiciens autodidactes —, associés à l’expressionnisme abstrait. Fondé à Toronto en 1962 par Dennis Burton et Richard Gorman, l’AJB réunit divers musiciens au fil du temps, notamment Graham Coughtry, Harvey Cowan, Terry Forster, Jim Jones, Nobuo Kubota, Robert Markle, Gerald McAdam, Gordon Rayner, Bill Smith et Michael Snow.

  • Arts and Crafts

    Précurseur du design moderne, ce mouvement d’arts décoratifs se développe en Angleterre au milieu du dix-neuvième siècle, en réaction à ce que ses tenants considèrent comme les effets déshumanisants de l’industrialisation. Sous l’impulsion de William Morris, le mouvement Arts and Crafts valorise le savoir-faire artisanal et la simplicité formelle, et intègre souvent des motifs naturels dans la conception d’objets ordinaires.

  • Arts and Letters Club de Toronto

    Fondé en 1908 pour promouvoir la culture, ce club de Toronto offre un espace où artistes, architectes, écrivains, musiciens et mécènes peuvent exercer et présenter leur art ainsi que discuter dans une atmosphère conviviale. Les membres du Groupe des Sept s’y rencontrent fréquemment pour se détendre, exposer et faire connaître leur travail.

  • Arts Club of Montreal

    Fondé en 1912 par des peintres, des sculpteurs, des architectes et des écrivains établis et appartenant à la haute société, le Arts Club of Montreal s’inspire du modèle des gentlemen’s clubs londoniens du dix-neuvième siècle. Parmi ses membres les plus éminents, signalons l’architecte William Maxwell Sutherland (fondateur et premier président), le peintre et professeur d’histoire de l’art William Brymner, de même que Maurice Cullen, A. Y. Jackson, Henri Hébert, Alfred Laliberté et James Wilson Morrice. En 1996, l’adhésion est ouverte aux femmes, alors que le club devient une association professionnelle représentant une vaste gamme d’artistes.

  • artscanada

    Périodique national consacré aux arts visuels qui connaît plusieurs changements de nom : fondé en 1940 sous le titre Maritime Art, il devient Canadian Art en 1943 puis artscanada en 1967 avant de reprendre le nom de Canadian Art en 1983.

  • Ashevak, Arnaqu (Kinngait, 1956-2009)

    Renommé avant tout pour ses sculptures, Arnaqu Ashevak est aussi graveur et graphiste. Il est le fils adoptif de la célèbre artiste inuite de première génération Kenojuak Ashevak et du graveur et sculpteur Johniebo Ashevak.

  • Ashevak, Kenojuak (Ikirasak/Kinngait, 1927-2013)

    Née au sud de l'île de Baffin, cette graphiste et graveuse est une ambassadrice de l’art inuit au Canada et à l’étranger à partir des années 1960. Elle réalise beaucoup d’œuvres de commande pour des organismes fédéraux et des établissements publics, notamment le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, Poste Canada et VIA Rail. Ses représentations saisissantes d’animaux et d’êtres humains sont parmi les plus largement reconnues de l’histoire de l’art canadien.

  • Ashoona, Goota (Kinngait, née en 1967)

    Appartenant à la troisième génération d’une famille d’artistes de Cape Dorset, Goota Ashoona est une sculptrice traditionnelle inuite qui crée des sculptures en fanons de baleine et en pierre. En 2008, son atelier familial présente l’exposition The Gift from Haida Gwaii (Le cadeau de Haida Gwaii), qui comprend une œuvre collaborative de six pieds de long, sculptée à partir d’une même côte de baleine.

  • Ashoona, Kiugak (Kinngait, 1933-2014)

    Maître sculpteur traditionnel inuit, Kiugak Ashoona est fait membre de l’ordre du Canada en 2000. Il compte parmi les plus importants artistes contemporains du Nord. Appartenant à la deuxième génération d’une famille d’artistes inuits, Kiugak est un des fils de Pitseolak Ashoona. Sa carrière, qui s’échelonne sur plusieurs décennies, fait l’objet d’une exposition rétrospective à la Winnipeg Art Gallery en 2010.

  • Ashoona, Mayoreak (Ashoona, Mayureak) (Saturituk/Kinngait, née en 1946)

    Artiste et maître sculptrice dont la mère, Sheouak Parr, était une des pionnières de l’art inuit. Après la mort de son mari, le sculpteur Qaqaq Ashoona, Mayoreak quitte le campement familial du sud de l’île de Baffin pour s’établir à Cape Dorset. Son travail a été exposé partout au Canada, de même qu’en Allemagne et au Japon.

  • Ashoona, Napachie (Kinngait, né en 1974)

    Sculpteur de Frobisher Bay, île de Baffin, Napachie Ashoona est le fils des artistes Sorosilutu et Kiugak Ashoona. Ses œuvres figuratives, qui sont sculptées dans la serpentine, une pierre indigène de l’île de Baffin, explorent le mouvement et des thèmes traditionnels tels que la chasse, la danse du tambour et les liens familiaux

  • Ashoona, Ohito (Kinngait, né en 1952)

    Éminent sculpteur et chasseur expert de Cape Dorset, Ohito Ashoona est le fils des artistes Mayureak et Qaqaq Ashoona. Son apprentissage de l’art débute à l’âge de douze ans; en 2002, il se mérite le Prix national d’excellence décerné aux Autochtones pour ses réalisations dans le domaine des arts visuels.

  • Ashoona, Pitseolak (Tujakjuak/Kinngait, v. 1904-1983)

    Personnage important de l’histoire de l’art de Cape Dorset, Pitseolak Ashoona a réalisé plus de huit mille dessins au cours de ses vingt-cinq années de carrière. Ses estampes, souvent autobiographiques, sont très populaires et chaque année à partir de 1960, l’une d’elle fait partie de la Collection annuelle d’estampes de Cape Dorset. Bon nombre de ses dix-sept enfants sont devenus des artistes importants à part entière. (Voir Pitseolak Ashoona. Sa vie et son œuvre par Christine Lalonde.)

  • Ashoona, Qaqaq (Ikirasak/Kinngait, 1928-1996)

    Chasseur et piégeur né à Ikirasak, un campement situé dans le sud de l’île de Baffin, qui débute sa carrière de sculpteur dans la mi-vingtaine. Qaqaq Ashoona est un des fils de Pitseolak Ashoona. Il sculpte ses figures humaines et animales en employant uniquement des outils à main, travaillant notamment le marbre blanc de provenance locale. Il épouse l’artiste Mayoreak Ashoona.

  • Ashoona, Shuvinai (Kinngait, née en 1961)

    Issue de la troisième génération d’une famille d’artistes de Cape Dorset, Shuvinai Ashoona réalise des œuvres originales et inhabituelles qui sont prisées des collectionneurs et fréquemment exposées. Son travail comprend des dessins aux couleurs intenses et aux motifs complexes, qu’elle réalise au crayon, de même que d’audacieuses gravures sur pierre et des dessins monochromes à l’encre représentant des formes simples et isolées. (Voir Shuvinai Ashoona. Sa vie et son œuvre par Nancy G. Campbell.)

  • Ashoona, Sorosilutu (Kinngait, née en 1941)

    Importante artiste de Cape Dorset qui, alors qu’elle est une jeune femme, reçoit les encouragements de sa belle-mère, Pitseolak Ashoona. Très tôt, Sorosilutu Ashoona est captivée par les couleurs pouvant être produites par le biais des techniques de gravure. Ses lithographies, ses gravures sur pierre et ses dessins au pochoir font souvent référence aux histoires inuites de son enfance.

  • assemblage

    Un assemblage, un collage ou un bricolage est une œuvre d’art tridimensionnelle réalisée à partir d’objets trouvés. Le terme « assemblage », utilisé la première fois dans les années 1950 par l’artiste français Jean Dubuffet pour désigner ses collages d’ailes de papillons, est popularisé aux États-Unis pour décrire l’œuvre des artistes américains Robert Rauschenberg et Jim Dine.

  • Ateliers d’art sacré

    Fondés en 1919 par Maurice Denis et Georges Desvallières, les Ateliers forment des artistes à la réalisation de décors religieux pour les églises — en particulier celles détruites pendant la Première Guerre mondiale. Cette initiative parisienne contribue à renouveler l’intérêt pour l’art chrétien en France.

  • Ateliers Kinngait

    Depuis 2005 environ, la division d’art et d’artisanat de la West Baffin Eskimo Co-operative de Cape Dorset (Kinngait) au Nunavut est aussi désignée sous le nom d’Ateliers Kinngait. Les membres de la coopérative viennent y faire de la sculpture, du dessin et de la gravure.

  • Atkins, Caven (Canadien, 1907-2000)

    Né à London, Ontario, Caven Atkins grandit dans les Prairies. Peintre, lithographe et graphiste, il étudie auprès de LeMoine FitzGerald à Winnipeg et emprunte à l’expressionnisme allemand. Il travaille entre autres comme graphiste avec Bertram Brooker et Charles Comfort. De 1943 à 1945, il est président de la Société canadienne des peintres en aquarelle.

  • automatisme

    Terme physiologique initialement employé par les surréalistes pour nommer les procédés tels que l’association libre, ou encore l’écriture, le dessin et la peinture automatiques, qui permettent d’accéder au subconscient sans que la pensée contrôlée ou la planification ne fassent interférence. 

  • Automatistes

    Groupe d’artistes montréalais qui s’intéresse au surréalisme et à la technique surréaliste de l’automatisme. Formé autour de l’artiste, professeur et théoricien Paul-Émile Borduas, le groupe des Automatistes expose régulièrement entre 1946 et 1954, et fait de Montréal un haut lieu de l’art d’avant-garde au milieu du vingtième siècle. Marcel Barbeau, Marcelle Ferron, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, Jean-Paul Riopelle et Françoise Sullivan comptent parmi ses membres.

  • Ayearst, Sheila (Canadienne, née en 1951)

    Artiste torontoise qui exprime dans ses tableaux – souvent tirés de photographies – ses préoccupations au sujet des différentes versions du réel et des aspects parfois effrayants des espaces « normaux ». Depuis 1977, Ayearst a présenté son travail dans des expositions individuelles et collectives en Ontario, au Québec et à l’étranger.

  • Artistes canadiens 1968 (Canadian Artists ’68)

    Exposition-concours d’art canadien présentée au Musée des beaux-arts de l’Ontario en 1968. Des prix sont décernés dans plusieurs catégories, notamment la peinture et le cinéma, par un jury d’artistes de renommée internationale.

  • Anderson, Wes (Américain, né en 1969)

    Réalisateur, producteur et scénariste dont les comédies excentriques et « sérieuses » lui valent régulièrement un succès critique et commercial important. Rushmore (1998) et Moonrise Kingdom (2012) illustrent l’originalité de sa démarche narrative et de son style visuel. Il travaille souvent avec les mêmes acteurs.

  • âge d’or hollandais

    Période de la république hollandaise du dix-septième siècle qui connaît une soudaine croissance économique reposant sur le commerce, la construction navale, les avancements dans la technologie de l'énergie, la colonisation et la prédominance du protestantisme. Les arts, comme bien d’autres domaines, s’épanouissent avec une importante croissance démographique, une augmentation des salaires et l’émergence de nouveaux mécènes. La nation devient une des plus riches du monde, avec Amsterdam comme capitale des arts. Les personnalités notables de cette ère incluent Baruch Spinoza, Johannes Vermeer et Rembrandt van Rijn.

  • académique traditionnelle

    Associée aux Académies royales des beaux-arts fondées en France et en Angleterre aux dix-septième et dix-huitième siècles, respectivement, la tradition académique met l’accent sur le dessin, la peinture et la sculpture, privilégiant un style pétri de l’influence de l’art classique de l’Antiquité. Les sujets y sont classés selon un ordre hiérarchique, avec d’abord la peinture historique de personnages religieux, mythologiques, allégoriques et historiques, puis, par ordre d’importance décroissant, la peinture de genre, le portrait, la nature morte et le paysage.

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