• East, Benoît (Canadien, 1915- date de décès inconnue)

    Peintre et graveur influencé par l’avant-garde française, notamment Georges Braque et Henri Matisse. Il est bien connu pour avoir créé, avec Marius Plamondon, un vitrail de 60 pieds pour l’hôtel Queen Elizabeth de Montréal. East enseigne la lithographie et la gravure à l’École des beaux-arts de Québec.

  • Eastman, Seth (Américain, 1808-1875)

    Artiste, topographe et officier de l’armée, Eastman reçoit sa formation à la West Point Military Academy. Alors qu’il est cantonné au Minnesota, Eastman entreprend de réaliser des représentations des Premières Nations, et en 1847, il reçoit une commande en vue d’illustrer une étude monumentale intitulée Indian Tribes of the United States pour le Congrès américain.

  • Eckankar

    Fondé en 1965 par l’Américain Paul Twitchell, ce mouvement religieux est inspiré du yoga surat shabd. Les disciples d’Eckankar adoptent différentes pratiques qui facilitent la transcendance de l’esprit en permettant une connexion avec la Lumière et le Son de Dieu. Eckankar signifie « collaborateur de Dieu ».

  • école algonquine

    Groupe de peintres paysagistes canadiens du début du vingtième siècle, composé notamment de Franklin Carmichael, A. Y. Jackson, Frank Johnston, Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald, Tom Thomson et F. H. Varley. La plupart, qui forment par la suite le Groupe des Sept, se réunissent régulièrement et souhaitent développer une forme d’art distincte, inspirée de la nature sauvage canadienne.

  • école Ashcan

    Groupe de peintres américains de New York — principalement George Bellows, William Glackens, Robert Henri, Edward Hopper, George Luks, Everett Shinn et John French Sloan — actif de 1908 jusqu’à la Première Guerre mondiale, passionnés par la représentation de scènes de la vie urbaine quotidienne, notamment la vie dans les quartiers pauvres et les populations marginalisées.

  • école de New York

    Groupe de peintres d’avant-garde, établi à New York dans les années 1940 et 1950, et dont les activités permettront à cette ville de remplacer Paris comme capitale mondiale de l’art moderne. Surtout expressionnistes abstraits, les principaux artistes de l’école de New York sont Jackson Pollock, Willem de Kooning, Robert Motherwell et Mark Rothko.

  • école de Paris

    Désigne le réseau informel d’artistes français et internationaux qui vivent et travaillent à Paris entre 1900 et 1940 environ, époque où la ville est une des capitales mondiales de l’expérimentation artistique. Parmi les protagonistes de l’école de Paris, on compte Pablo Picasso, Henri Matisse, Marc Chagall et Amedeo Modigliani.

  • école de Pont-Aven

    Pont-Aven est une commune de Bretagne, célèbre à la fin du dix-neuvième siècle en vertu de son charme pittoresque et de ses logements abordables. De nombreux artistes, dont Paul Gauguin, Claude Monet et le Canadien Paul Peel séjournent à Pont-Aven, où une foule de styles sont pratiqués, de l’académisme à l’impressionnisme. Sous l’influence de Gauguin, certains artistes adoptent le nom de synthétistes, du fait qu’ils emploient des éléments non réalistes, des couleurs pures et des images aplaties.

  • école de Woodland (art de l’)

    À la fin des années 1960 et au début des années 1970, Norval Morrisseau se fait le pionnier de cette approche artistique. Les principales caractéristiques de l’art de l’école de Woodland sont notamment la fusion de l’imagerie et des symboles ojibwés traditionnels avec les approches du modernisme et du pop art, et la fusion des motifs du style rayons X avec des couleurs audacieuses et des lignes courbes interconnectées. Parmi les autres artistes importants associés à l’école de Woodland figurent Alex Janvier, Daphne Odjig et Carl Ray.

  • École des beaux-arts de Montréal

    L’École des beaux-arts de Montréal est fondée en 1922, la même année que son institution sœur, l’École des beaux-arts de Québec. Le curriculum y met d’abord l’accent sur les arts industriels, les métiers et le dessin de publicité, mais l’École s’impose ensuite comme un important centre de formation pour les peintres et sculpteurs, entre autres artistes, menant à ce qu’on a qualifié d’« âge d’or » de l’institution, à la fin des années 1950 et au début des années 1960. En 1969, elle est intégrée au département des beaux-arts de l’Université du Québec à Montréal.

  • École des beaux-arts de Québec

    Fondée en 1922, l’École des beaux-arts de Québec devient un centre important pour l’étude des arts appliqués et des beaux-arts, y compris l’architecture, le dessin, la gravure, la tapisserie, le design et l’histoire de l’art. Parmi ses plus illustres diplômés, mentionnons Maximilien Boucher, Raoul Hunter et Alfred Pellan. En 1970, l’École est intégrée à l’Université Laval.

  • École du meuble

    En 1930, l’artiste Jean-Marie Gauvreau fonde l’École du meuble, qui enseigne les arts techniques, mais aussi le dessin, la peinture, le design, l’histoire de l’art, la sculpture et même le droit. Plusieurs artistes que l’on associe à l’avant-garde québécoise, dont Paul-Émile Borduas, Marcel Barbeau, Maurice Perron et d’autres signataires du manifeste Refus global, y étudient ou y enseignent.

  • El Greco (Grec, v. 1541-1614)

    Peintre, sculpteur et architecte, El Greco est considéré comme le premier maître de l’école espagnole. Né Doménikos Theotokópoulos sur l’ile de Crète, El Greco s’installe à Tolède, en Espagne, en 1576, où il réalise des commandes majeures tout au long de sa carrière, y compris El Espolio (Le Christ dépouillé de sa tunique), 1577-1579, une œuvre réalisée pour un maître-autel, et L’enterrement du Comte d’Orgaz, 1586-1588.

  • Elder, Bruce (Canadien, né en 1947)

    Cinéaste d’avant-garde, critique, philosophe et professeur, Elder devient célèbre en 1980 avec son cycle de films, The Book of All the Dead, 1975-1994, qui compte parmi les projets les plus ambitieux de l’histoire du cinéma expérimental. Très estimé, son livre, Image and Identity: Reflections on Canadian Film and Culture, est une référence dans les programmes d’études canadiennes.

  • empâtement

    Action d’appliquer la peinture de manière si épaisse qu’elle produit un effet de relief et garde les traces du pinceau ou du couteau à palette. 

  • Ennutsiak (Nunavik/Iqaluit, 1896-1967)

    Sculpteur inuit du Nord du Québec, Ennutsiak se fait d’abord connaître pour ses scènes de la vie de tous les jours; il aborde des sujets inhabituels tels que des scènes d’accouchement et des groupes de gens lisant la Bible.

  • espace négatif

    Sur une image, l’espace pictural vide entre les sujets et autour d’eux. Les artistes utilisent parfois l’espace négatif pour créer des formes significatives dans une œuvre.

  • Etrog, Sorel (Roumain/Canadien, 1933-2014)

    Peintre, illustrateur, dessinateur et cinéaste, Etrog est surtout connu comme sculpteur. Il crée des œuvres abstraites de dimensions variées qui évoquent la forme humaine. L’une de ses nombreuses commandes est la statuette de bronze, appelée l’Etrog de 1968 à 1980, remise comme prix d’excellence aux cinéastes canadiens et, par la suite, appelée Génie. Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis et en Europe.

  • ex-voto

    Destiné à un dieu ou à un saint, un ex-voto est une offrande faite pour qu’un vœu soit exaucé ou en guise de reconnaissance pour quelque chose qui nous a été accordé. Beaucoup de choses peuvent servir d’ex-voto : images, versets imprimés de la Bible, figurines, crucifix ou autres objets religieux, même des effets personnels tels que des vêtements, des bijoux ou des jouets.

  • Exhibition of Contemporary Canadian Painting (« Southern Dominions Exhibition » [exposition des dominions du sud])

    Cette exposition, dont le titre complet est Exhibition of Contemporary Canadian Painting: Arranged on Behalf of the Carnegie Corporation of New York for Circulation in the Southern Dominions of the British Empire (Peinture canadienne contemporaine : exposition organisée au nom de la Carnegie Corporation of New York pour une tournée dans les dominions du sud de l’Empire britannique) est présentée pour la première fois à l’Empire Exhibition (exposition de l’Empire) de 1936 à Johannesburg, en Afrique du Sud. De septembre 1936 à avril 1939, elle est en tournée dans les principales villes d’Afrique du Sud, d’Australie et de Nouvelle-Zélande ainsi qu’à Hawaï.

  • Exhibition of Paintings, Drawings, and Sculpture by Artists of the British Empire Overseas (peintures, dessins et sculptures des artistes de l’Empire britannique outre-mer ou « exposition du couronnement »), Londres, Angleterre, 1937

    Exposition présentée aux Royal Institute Galleries de Londres dans le cadre des fêtes du couronnement du roi George VI et de la reine Elizabeth, le 12 mai 1937. Les œuvres canadiennes sont ensuite montrées en tournée dans plusieurs galeries régionales anglaises jusqu’en avril 1938.

  • Expo 67

    Foire internationale de 1967, qui a lieu à Montréal, pour célébrer le centenaire de la Confédération canadienne. Avec ses 62 nations participantes et sa fréquentation de plus de 50 millions de personnes, l’Expo 67 renforce la réputation de Montréal comme ville internationale et lieu d’innovation au Canada.

  • Expo 86

    Cinquante-cinq pays participent à cette foire internationale qui a lieu à Vancouver pour célébrer son centenaire. Fréquentée par plus de 22 millions de personnes, Expo 86 est aujourd’hui reconnue pour son rôle dans la croissance et l’essor de Vancouver, et son émergence comme ville internationale.

  • Exposition nationale canadienne (ENC)

    Foire annuelle qui se tient à Toronto, fondée sous le titre de Expositions industrielles de Toronto en 1879. L’ENC produit des expositions et des catalogues d’art chaque année jusqu’en 1961, sauf durant et tout de suite après la Seconde Guerre mondiale.

  • exposition universelle

    Foire internationale, généralement thématique, organisée par un pays hôte et autorisée par le Bureau international des expositions. La tradition débute au dix-neuvième siècle par la Grande exposition des œuvres de l’industrie de toutes les nations à Londres en 1851, parmi les premières et les plus connues.

  • Exposition universelle de Londres, 1862

    Foire mondiale, appelée également la Grande Exposition de Londres, dont le but est de présenter les plus récents progrès dans les domaines de la technologie, de l’industrie et des arts, provenant de 36 pays. Ses immeubles couvrent vingt-et-un acres dans Kensington-Sud où le Musée d’histoire naturelle et le Musée des sciences s’élèvent aujourd’hui.

  • Exposition universelle de Paris, 1867

    La deuxième exposition universelle de Paris, qui se déroule sous Napoléon III, au Champ-de-Mars. Bien que largement consacrée à l’industrie, elle comprend des expositions de beaux-arts; les œuvres de Paul Cézanne, Claude Monet, Gustave Courbet et d’autres peintres aujourd’hui considérés comme les plus importants de cette époque, sont exclues, puisque le comité de sélection les a rejetées.

  • expressionnisme

    Style artistique intense et émotif qui privilégie les idées et les sentiments de l’artiste. L’expressionnisme allemand voit le jour au début du vingtième siècle en Allemagne et en Autriche. En peinture, l’expressionnisme est associé à un traitement intense et vibrant de la couleur et à une facture non naturaliste.

  • expressionnisme abstrait

    Style pictural qui connaît un essor à New York dans les années 1940 et 1950, l’expressionnisme abstrait se définit par la combinaison de l’abstraction formelle et d’une approche autoréférentielle. Le terme décrit une grande variété d’œuvres. Jackson Pollock, Mark Rothko, Barnett Newman et Willem de Kooning figurent parmi les expressionnistes abstraits les plus célèbres.

  • expressionnisme allemand

    Mouvement moderniste englobant toutes les disciplines artistiques dont l’origine remonte à 1905 lorsque Die Brücke (le Pont), un groupe de peintres de Dresde, rompt avec la culture académique et bourgeoise en se proclamant un « pont » vers l’avenir. Un autre nouveau groupe audacieux, Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu) créé en 1911, se concentre sur l’aspect spirituel de l’art. Parmi les principaux peintres expressionnistes, mentionnons Ernst Ludwig Kirchner, Wassily Kandinsky, Paul Klee, Franz Marc et Egon Schiele.

  • Eyland, Cliff (Canadien, né en 1954)

    Artiste, auteur, commissaire et professeur de peinture à l’Université du Manitoba. Depuis 1981, Eyland crée principalement des dessins et des peintures aux dimensions de fiches signalétiques. Une installation permanente de plus de mille de ses petites peintures a été inaugurée à la Millennium Library de Winnipeg en 2005.

  • Eyre, Ivan (Canadien, né en 1935)

    Peintre, sculpteur et dessinateur abondamment loué, prolifique et collectionné. La pertinence d’Eyre réside tout autant dans son enseignement : professeur de peinture et de dessin à l’Université du Manitoba pendant plus de trente ans, il a travaillé de près avec plusieurs générations d’artistes canadiens. Il est surtout connu pour ses paysages majestueux des Prairies.

  • Ewen, Paterson (Canadien, 1925-2002)

    Né à Montréal et ensuite installé à London, Ontario, Ewen participe aux mouvements des Automatistes, des Plasticiens et des London Regionalists, bien qu’il ne s’identifie jamais entièrement à un mouvement en particulier. Ses œuvres de maturité expérimentent des combinaisons de couleurs et de textures, peintes sur des surfaces de contreplaqué gravées. Ses tableaux évoquent des paysages et des éléments de la nature exprimés par une gestuelle abstraite et géométrique. (Voir Paterson Ewen. Sa vie et son œuvre par John Hatch.)

  • Eakins, Thomas (Américain, 1844-1916)

    Peintre, sculpteur et photographe bien connu pour ses portraits psychologiques souvent peu flatteurs. Eakins connaît le succès à titre posthume —peu admiré au cours de sa vie, il est célébré dans les années 1930 comme l’un des plus grands artistes américains de son époque.

  • Estes, Richard (Américain, né en 1932)

    Peintre photoréaliste dont les images sont souvent construites à partir de plus d’une image de source photographique, présentant ainsi une « réalité » qui n’a jamais existé ou qui ne pourrait jamais être perçue à l’oeil nu. Son sujet privilégié est l’environnement construit, en particulier celui de la ville de New York.

  • existentialisme français

    Mouvement culturel du milieu du vingtième siècle qui se manifeste dans la littérature, le cinéma et la philosophie. Associé aux philosophes Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus et Maurice Merleau-Ponty, l’existentialisme affirme que l’existence humaine est par essence inexplicable et vaine, et que les êtres humains sont des acteurs libres et indépendants.

  • Eastlake, Mary Bell (Canadienne, 1864-1951)

    Peintre, joaillière et aquarelliste, Eastlake est née en Ontario et étudie plus tard à New York avec William Merritt Chase et à l’Académie Colarossi à Paris. De 1893 à 1939 environ, Eastlake vit en Angleterre, où, avec son mari, elle conçoit et produit des bijoux. Elle a beaucoup exposé avec plusieurs associations au Canada et a obtenu une exposition individuelle à la Art Gallery of Toronto (maintenant, Musée des beaux-arts de l’Ontario) en 1927.

  • Ewart (née Clay), Mary (Américaine/Canadienne, 1872-1939)

    Peintre américaine qui s’installe à Winnipeg en 1907. Ewart est formée à l’Académie des beaux-arts de Pennsylvanie et par John Singer Sargent et James McNeill Whistler. Elle défend ardemment la création de la Winnipeg Art Gallery et de la Winnipeg School of Art, avançant des arguments sociaux et esthétiques. Ewart a été présidente de la Western Art Association.

  • école de La Haye

    Un groupe de peintres réalistes hollandais actifs à La Haye, sur la côte nord-ouest des Pays-Bas, des années 1860 à 1890 environ. Ils sont influencés par l’école française de Barbizon, qui réagit aussi contre la nature idéalisée du style académique. La peinture de l’école de La Haye se distingue par ses tons sombres utilisés pour représenter des scènes de la vie quotidiennes des pêcheurs, des agriculteurs, mais aussi des moulins à vent et des paysages marins. Cette école est à l’origine de la création du groupe des impressionnistes d’Amsterdam, et inclut Jozef Israëls et Jacob Maris.

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