English
Jock Macdonald Sa vie et son œuvre par Joyce Zemans
Retour à Œuvres phares

Forme éthérée 1936

Forme éthérée

Jock Macdonald, Etheric Form (Forme éthérée), 1936 (daté de 1934)
Huile sur panneau, 38,1 x 30,5 cm
Vancouver Art Gallery


Jock Macdonald, Day Break (May Morning) (Aurore [Matin de mai]), v. 1937, huile sur toile, 56 x 46 cm, collection particulière.

Ce petit tableau, avec son imagerie scintillante et son fond richement peint, illustre de manière exemplaire les efforts de Macdonald pour représenter la nature de la réalité cosmique. Il réalise cette œuvre semi-abstraite lyrique en octobre 1936, tout comme Departing Day (Le jour du départ), durant la poussée d’inspiration qui le saisit à la fin de son séjour à la baie de Nootka.

          L’œuvre représente une déclaration symbolique sur la nature de l’univers. Une fine trame de lignes couvre la surface sur fond de violet intense, où un globe se tient en équilibre. L’espace est comprimé. Fasciné par les découvertes scientifiques contemporaines, Macdonald écrit dans l’un de ses carnets :


Lorsqu’on agite la main, on peut sentir la résistance de l’air, mais on ne peut pas sentir l’éther. Nous croyons que la Terre est très solide et nous savons qu’elle file autour du soleil à la vitesse vertigineuse de 60 000 milles à l’heure, mais elle ne rencontre aucune résistance dans l’éther, rien qui ne retarde sa course; et pourtant, l’étude de la radioactivité nous a récemment démontré que l’éther est […] des millions de fois plus dense que [le fer]; bien qu’il imprègne toute matière comme une passoire1.

Pour conclure, il dit de cette énigme qu’elle n’est qu’un enième « exemple du positif et du négatif, de l’invisible, de l’éther, comme le réel plus le visible, l’univers matériel comme son négatif, l’irréel », et il ajoute qu’ « une perception parfaite devrait nous enseigner que la seule réalité est d’ordre spirituel, l’ici englobant tout l’espace, et le maintenant, tout le temps2 ».