En raison des multiples intérêts et du succès précoce de Chambers, nous avons un ensemble particulièrement riche de sources et de ressources portant sur son travail. De ses propres écrits essentiels à de vastes fonds d’archives, en passant par des films documentaires et deux rétrospectives en 2011, son héritage est solidement étayé.

 

 

Principales expositions

Le travail de Chambers a été mieux reconnu durant sa vie que ne l’est habituellement le travail des artistes canadiens. Plusieurs des analyses majeures de son art se trouvent dans les catalogues des expositions mentionnées ci-dessous.

 

Art Canada Institute, Jack Chambers, Installation view of Jack Chambers: A Retrospective

Vue de l’exposition Jack Chambers. A Retrospective, Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto, du 7 novembre au 6 décembre 1970.

 

1961

(Mois inconnu), John Chambers, Galería Lorca, Madrid.

Octobre et novembre 1961, Opening Group Exhibition (exposition collective inaugurale), Forum Gallery, New York (d’autres expositions à cette galerie en 1964 et 1965).

1962

Novembre 1962, exposition inaugurale, Region Gallery, London (Ontario).

1963

Octobre et novembre 1963, Chambers, Isaacs Gallery, Toronto (première exposition individuelle au Canada).

1968

Septembre 1968, Le cœur de London, London Public Library and Art Museum, mise en circulation au Canada en 1968-1969. Organisée par le Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa. Catalogue.

Novembre et décembre 1978, Canadian Artists ’68 (Artistes canadiens 1968), Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto (Son film R 34, 1967, remporte le premier prix de cinéma et son tableau, Regatta No. 1 (Régate no 1), 1968, celui de peinture).

1970

Automne, Jack Chambers: A Retrospective, Vancouver Art Gallery, Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto. Catalogue.

1980-
1981

De novembre 1980 à janvier 1981, Jack Chambers: The Last Decade (La dernière décennie), London Regional Art Gallery. Catalogue.

1988

Septembre et octobre, Jack Chambers Retrospective, London Regional Art Gallery, mise en circulation au Canada en 1988-1989. Catalogue.

Octobre, Jack Chambers Film Retrospective, London Regional Art Gallery.

1992

Mai et juin, Jack Chambers: Indian Drawings (Dessins indiens), Gairloch Gallery, Oakville Galleries (Ontario).

2001

Mars, The Jack Chambers Film Project, London Regional Art and Historical Museums.

2011

De janvier à avril, Jack Chambers: The light from the darkness, silver paintings and film work (La lumière de l’obscurité, peintures argentées et œuvres filmiques), Museum London. Présentée à la McMichael Canadian Art Collection, Kleinburg (Ontario), d’octobre 2011 à janvier 2012. Catalogue.

De novembre 2011 à mai 2012, Jack Chambers: Light, Spirit, Time, Place, and Life (Lumière, esprit, temps, lieu et vie), Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto. Catalogue.

 

 

Textes choisis de Chambers

Chambers est un théoricien de l’art pénétrant. Ses écrits, souvent difficiles, récompensent les efforts d’une lecture attentive.  

 

« Perceptual Realism », artscanada 26, nos 136-137 (octobre 1969), p. 7-13.
Cet essai complexe de Chambers demeure l’exposé essentiel de ses buts et de sa démarche artistique, qu’il appelle le réalisme perceptuel. Il y aborde la plupart des thèmes centraux de son art : la différence entre la culture classique de l’Europe et la société technologique de l’Amérique du Nord; l’importance de la photographie et du film; la nature même de la perception; et ses vues sur l’art d’avant-garde, y compris celui de Marcel Duchamp.

 

Art Canada Institute, Jack Chambers, Jack Chambers’s manuscript
Manuscrit de Jack Chambers.
Art Canada Institute, Jack Chambers, Jack Chambers’s manuscript
Tapuscrit de Jack Chambers.

« Perceptualism, Painting, and Cinema », Art and Artists 7, no 9 (décembre 1972), p. 29-33.
Chambers révise sans cesse sa compréhension théorique de la perception et son rôle dans la création artistique. En 1972, il simplifie l’expression « réalisme perceptuel » à « perceptualisme », mais la théorie reste la même qu’en 1969. Cet essai comprend une discussion plus approfondie de ses films, dont C.C.C.I., 1970, qu’il n’a jamais présenté en public.

 

Red and Green: A Journal
Red and Green est un long recueil compliqué d’idées, de sources et d’articles réunis par Chambers au fil de ses recherches pour comprendre la perception, l’art et l’esprit humain. Il est souvent difficile de connaître l’auteur des diverses sections; la plupart sont des citations tirées des recherches de Chambers. Des extraits du journal ont paru dans artscanada (octobre-novembre 1978), p. 25-29. 

 

Jack Chambers, London (Ontario), Nancy Poole, 1978.
Cette édition limitée de l’autobiographie a été planifiée par Nancy Poole, l’amie de Chambers et, vers la fin, sa représentante commerciale. Ce document est publié peu après le décès de l’artiste en 1978. C’est la source la plus complète sur sa vie, ses buts et ses méthodes de travail.

 

 

Films et documents audio et vidéo

L’art de Chambers a été particulièrement bien servi par deux films documentaires.

 

Chambers: Tracks & Gestures, réalisation de John Walker et Christopher Lowry, Toronto, Atlantis Films, 1982. Film 16 mm, 56 min 50 s. 
Ce film de John Walker et Christopher Lowry est un long-métrage primé portant sur la vie de Chambers et les principes dominants de sa pratique artistique.

 

The Jack Chambers Film Project, réalisation de Chris Doty, London (Ontario), Doty Docs/Museum London, 2004. Enregistrement vidéo, 48 min.
Ce disque numérique présente des extraits des films de Chambers et une importante table ronde au sujet de son travail, tirés des documents du colloque éponyme de 2001.

 

 

Commentaires critiques

L’art de Chambers a bénéficié d’une vaste attention critique dans des expositions et des films, ainsi que dans des articles savants et destinés au grand public.

 

Vue d’ensemble

REID, Dennis, éd. Jack Chambers: Light, Spirit, Time, Place, and Life, Fredericton, Goose Lane Editions; Toronto, Musée des beaux-arts de l’Ontario, 2011.  
Dans son essai principal, Reid présente la biographie la plus complète de Chambers. Cet ouvrage est un exposé général et entièrement illustré de la vie et du travail de Chambers.

 

Art Canada Institute, Jack Chambers, Jack Chambers, photographed by Michael Ondaatje 
Jack Chambers, photographié par Michael Ondaatje.

 

Ross Woodman

Le plus important commentateur de Chambers est Ross Woodman, professeur émérite de littérature anglaise à l’Université de Western Ontario, et son ami intime et mentor.

 

Chambers: John Chambers Interviewed by Ross G. Woodman, Toronto, Coach House Press, 1967.
Cette entrevue réalisée au début de sa carrière reste l’un des textes les plus importants sur Chambers. Mené en 1966, l’entretien en dit long au sujet de ses intérêts pour la photographie, le cinéma et la perception.

 

« The Realism of John Chambers », Arts International 14, no 9 (novembre 1970), p. 37-41.
Cet article approfondi situe le travail de Chambers dans un contexte international.

 

« Place », dans Jack Chambers: Light, Spirit, Time, Place and Life, Dennis Reid éd., Fredericton, Goose Lane Editions; Toronto, Musée des beaux-arts de l’Ontario, 2011, p. 107-127.
Ce texte raconte en détail l’attachement de Chambers à son patrimoine du sud-ouest de l’Ontario.

 

Entrevues

ROSENBERG, Avis Lang. « A Correspondence with Jack Chambers », Vanguard 11, no 4 (mai 1982), p. 15-20. 
Outre l’entrevue avec Woodman mentionnée ci-dessus, il s’agit d’une des sources publiées les plus utiles. La correspondance s’est déroulée en 1972.

 

Critiques de ses films

Chambers commence à réaliser ce qu’il appelle des films « personnels » en 1964. Si plusieurs estiment que ses films sont l’aspect le plus important de son travail diversifié, la critique les a plutôt considérés à part du reste de son art. Ce parti pris risque de changer en raison du récent regain d’intérêt critique pour Chambers, qui favorise un examen global de ses films, tableaux et dessins. 

 

Depuis la mort de Chambers, l’importance de ses films a été rétablie, notamment par ce qui suit : l’essai de Ross Woodman, « Jack Chambers as Film-Maker », dans Jack Chambers: The Last Decade, le catalogue de l’exposition éponyme présentée en 1980 par la London Regional Art Gallery; le numéro spécial de la Capilano Review, no 33, 1984, consacré au travail filmique de Chambers, édité par Tom Graff; l’attention accordée par Bruce Elder à Chambers dans son livre de 1989, Image and Identity: Reflections on Canadian Film and Culture; le documentaire réalisé en 2011 par Chris Doty, The Jack Chambers Film Project; et The Films of Jack Chambers, réalisé en 2002, édité par Kathryn Elder. Dans le catalogue Jack Chambers: The Light from the Darkness, Silver Paintings and Film Work de l’exposition éponyme de 2011 du Museum London, les commissaires Mark A. Cheetham et Ihor Holubizky soutiennent qu’il est fructueux de considérer ses films et ses peintures argentées du milieu des années 1960 comme un seul corpus nuancé.

 

Lectures additionnelles

Outre les sources déjà mentionnées, on consultera avec profit les titres suivants :

 

ELDER, Bruce. Image and Identity: Reflections on Canadian Film and Culture. Waterloo (Ontario), Wilfrid Laurier University Press, 1989.

ELDER, Kathryn, éd. The Films of Jack Chambers. Toronto, Cinematheque Ontario, 2002.

McINNES, Val Ambrose. To Rise with the Light: The Spiritual Odyssey of Jack Chambers, Toronto, Ontario College of Art, 1989.

MEISEL, Louis K. Photorealism, New York, Harry N. Abrams, 1980.

 

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