Musique à l’arrière 1958-1959

Musique à l’arrière  1958-1959

Harold Town, Musique à l’arrière, 1958-1959
Collage de panneau arrière de télévision en masonite, composante de plastique, contenant de carton, pailles de papier ciré, étiquettes de papier, timbres et enveloppe, papier à musique, éventail, lame de rasoir, fil, tissu, ficelle, arborite, carton ondulé, papiers imprimés, mouchoirs de papier et gouache, 103,2 x 102,5 cm
Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa

Souvent, dans ses collages, Town s’efforce d’immortaliser des artefacts de son temps et des objets de pacotille dont il croit qu’il deviendront les reliques archéologiques du futur. Il parle avec éloquence de la récupération des ordures que produit son époqueMusique à l’arrière présente, au centre et au bas de l’image, le panneau arrière d’un téléviseur. Les plaques perforées sur lesquelles il monte ce panneau sont habituellement employées pour soutenir les circuits électrique de radios et de chaînes stéréo. Town laisse dégouliner de la peinture à la verticale sur sa composition, simulant la complexité d’un réseau de fils électriques. Il colle un éventail et une feuille de papier à musique de chaque côté, comme pour insinuer que la musique et la danse pourraient être transmises par le récepteur, comme par magie. Des fragments typographiques, des étiquettes et un récipient de papier mâché ajoutent des touches de couleur ici et là, alors que l’unité du tout est assurée par la peinture rouge, bleue et blanche. Ce collage reflète la même audace qui caractérise les assemblages de Robert Rauschenberg (1925-2008). Town considère qu’il s’agit de sa seule incursion dans le pop art.

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