Kathleen Munn (1887-1974) est une pionnière de l’art moderne au Canada. Pourtant, de son vivant, elle se trouve en marge de la scène artistique. Cherchant l’inspiration au-delà du climat conservateur sa ville natale de Toronto, Munn se rend à New York et en Europe dans les années 1920, s’imprégnant des leçons des mouvements modernistes internationaux. Tant dans ses toiles que dans ses dessins, son approche traduit une infatigable soif d’expérimentation et de raffinement, notamment par ses audaces chromatiques et son recours à l’abstraction.

 

Kathleen Munn. Sa vie et son œuvre décrit la trajectoire de cette artiste hors du commun. Ses œuvres de jeunesse reflètent l’influence des synchronistes, employant la couleur pour cerner les formes, et de vigoureux coups de pinceau et des ton sombres pour saisir la personnalité de ses sujets. Munn lit beaucoup et assiste à des conférences sur l’histoire de l’art et du design, la théorie de l’art, la littérature, la philosophie, la mythologie et la musique.

 

« Munn restera un mystère, et c’est justement ce qui la rend irrésistible. »Georgiana Uhlyarik

 

Dans les années 1930, elle met en pratique des théories de la mathématique et de la géométrie pour rendre de façon dynamique la symétrie et les proportion de la figure humaine, créant un nouveau vocabulaire visuel en employant un modèle tridimensionnel pour décliner les innombrables positions et points de vue du corps humain dans l’espace. Ce livre montre comment l’œuvre de Kathleen Munn met une tradition académique au service d’un langage nouveau, élargissant notre compréhension du modernisme canadien. 

 

Georgiana Uhlyarik est conservatrice adjointe de l’art canadien au Musée des beaux-arts de l’Ontario et professeure adjointe du Programme d’études supérieures en histoire de l’art de l’Université York. Ses projets à titre de commissaire comprennent Introducing Suzy Lake, The Passion of Kathleen Munn et Betty Goodwin: Work Notes. Uhlyarik a contribué à plusieurs publications, y compris Georgia O'Keeffe (Tate Modern, 2016) et Barbara Astman: I as Artifact (Université Western, 2014). Originaire de Roumanie, elle vit à Toronto avec ses fils jumeaux.

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