En 1967, les films expérimentaux novateurs de Michael Snow (né en 1928) le catapultent hors de l’atelier du peintre et dans l’avant-garde internationale. Chef de file des nouveaux médias et de l’art conceptuel, Snow réalise, sur une carrière qui dure plus de cinquante ans, un œuvre qui inclut des tableaux, sculptures, photographies, films, livres, hologrammes, projections, installations, enregistrements musicaux, performances et essais.

 

Snow, toujours conscient du caractère particulier de chaque médium, cherche à renforcer la participation du spectateur à l’expérience de l’art et à l’encourager à remettre en question les applications conventionnelles des médias sensoriels. Le facteur humain est, et a toujours été, manifeste dans la création de ses œuvres, et ce qui compte, quel que soit le médium, c’est la marque, l’empreinte ou l’énergie physique de l’artiste. Snow affirme que l’art est une expérience éphémère qui change constamment dans la perception d’un spectateur qui vit et qui respire.

 

« Dans l’emploi du dessin, de la peinture, de la sculpture, du moulage, du pliage, du panoramique ou de la scène pour faire de l’art visuel ou de la musique, ce qui compte [pour Snow], c’est la marque, l’empreinte ou l’énergie physique de l’artiste. »Martha Langford

 

Michael Snow. Sa vie et son œuvre révèle que, pendant que se développent une culture originale et une identité nationale, Snow a facilité l’élan créateur chez les Canadiens, les poussant à repenser l’art par rapport au processus, à la technologie et à l’expérience quotidienne. Ce livre explore cet artiste iconique, dont l’œuvre a défendu la liberté d’expression, la reconnaissance de la propriété intellectuelle, l’éducation publique et l’importance de l’investissement étatique et privé à l’appui de la culture. Snow continue de créer des œuvres qui incorporent les nouvelles technologies, assurant sa reconnaissance comme l’une des figures les plus célébrées de l’art contemporain.

 

Martha Langford est directrice et professeure titulaire de la chaire de recherche de l’Institut de recherche en art canadien Gail et Stephen A. Jarislowsky, et professeure d’histoire de l’art à l’Université Concordia à Montréal. Parmi ses publications, on note Suspended Conversations: The Afterlife of Memory in Photographic Albums (2001); Scissors, Paper, Stone: Expressions of Memory in Contemporary Photographic Art (2007); et A Cold War Tourist and His Camera, co-written with John Langford (2011); toutes parues chez McGill-Queen’s University Press.

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