31 mars 2019

À la mémoire de François-Marc Gagnon

L’Institut de l’art canadien est attristé par le décès de l’un des historiens de l’art les plus appréciés au pays.

L’Institut de l’art canadien est attristé par le décès de François-Marc Gagnon (1935-2019), l’un des historiens de l’art canadien et québécois les plus appréciés, accomplis et influents au pays. Membre de l’Ordre du Canada et Officier de l’Ordre national du Québec, François-Marc Gagnon est l’auteur de nombreuses publications sur l’histoire de l’art canadien, notamment deux ouvrages de l’Institut de l’art canadien, Paul-Émile Borduas : sa vie et son œuvre et Louis Nicolas : sa vie et son œuvre

 

Pendant plus de cinquante ans, François-Marc Gagnon a joué un rôle crucial dans l’art canadien. Comme l’affirme Brian Foss, sa rigueur intellectuelle et son enthousiasme contagieux « ont inspiré d’innombrables collègues et étudiants, tant francophones qu’anglophones[1]. Enseignant passionné, François-Marc Gagnon éprouvait une joie immense à rendre l’art accessible à tous – non pas seulement aux spécialistes de la discipline. Pour ce faire, en plus d’être chercheur et professeur, il a travaillé à titre de commissaire, d’animateur de radio et de télévision, et a été le membre infatigable de nombreux conseils, comités et jurys, auxquels il a offert son expertise[2]. En 2013, François-Marc Gagnon est devenu un important défenseur de l’Institut de l’art canadien. Il était emballé à l’idée de voir l’histoire de l’art canadien s’épanouir, en ligne, dans un format érudit, mais accessible. 

 

En 1966, François-Marc Gagnon a commencé à enseigner au Département d’histoire de l’art de l’Université de Montréal, où il a été le premier professeur canadien à être embauché. En 2000, il a pris sa retraite de l’Université de Montréal pour devenir le Directeur fondateur et chercheur émérite du Gail and Stephen A. Jarislowsky Institute for Studies in Canadian Art de l’Université Concordia. Il a écrit, co-écrit, et contribué à plus de deux douzaines de livres et de catalogues d’exposition, ainsi que de nombreux articles scientifiques. Au sein de son vaste champ d’expertise, François-Marc Gagnon était un spécialiste de Paul-Émile Borduas (son ouvrage de 1978 sur l’artiste a remporté le prix du Gouverneur général), le groupe québécois des Automatistes, et les représentations européennes des membres des Premières Nations, parmi une foule d’autres sujets trop nombreux pour être énumérés ici.  

 

Comme tant d’autres qui admiraient François-Marc Gagnon, et qui ont eu le privilège de travailler avec lui, l’Institut de l’art canadien est reconnaissant pour sa passion pour l’histoire de l’art et pour son incroyable générosité d’esprit. Dans une autobiographie de 2011, François-Marc Gagnon a écrit : « Je dois certainement être né sous une bonne étoile »[3]. Ceux qui l’ont connu et qui ont connu son travail se sentent tout aussi privilégiés pour tout ce qu’il leur a appris. 

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1. Brian Foss, Présentation de François-Marc Gagnon au Chancelier de l’Université Concordia, à l’occasion de sa réception d’un Doctorat Honoris Causa de la Faculté de Droit, juin 1992. https://www.concordia.ca/offices/archives/honorary-degree-recipients/1992/06/francois-marc-gagnon.html 

 

2. Ibid.

 

3. François-Marc Gagnon et Peter Feldstein, « Critical Autobiography and Analysis of the Work/Autobiographie critique et analyse de l'œuvre », Journal of Canadian Art History / Annales d'histoire de l'art Canadien, vol. 32, no 1 (2011), p. 13-47. http://jcah-ahac.concordia.ca/en/archive/2011_32-1. 
 

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