Néon de jour de Harold Town (1924-1990) a été exposée en 1955 lors de la seconde exposition collective de Painters Eleven. Pour la création de ce tableau, Town laisse les formes apparaître en dessinant, une méthode similaire à celle de l’automatisme surréaliste pratiqué par les Automatistes à Montréal dans les années 1940, et par les peintres new-yorkais Arshile Gorky (1904-1948), Jackson Pollock (1912-1956) et Willem de Kooning (1904-1997). Mais les collisions entre diagonales et la perception de mouvement continu évoquent aussi le langage visuel des bandes dessinées de Captain Marvel et de Minute-Man que Town affectionnait durant son enfance.

Harold Town, Néon de jour, 1953
Huile sur masonite, 121,9 x 121,9 cm, Robert McLaughlin Gallery, Oshawa
Le titre de la peinture suggère une scène urbaine; les néons reflétant le développement du paysage urbain de Toronto constituent à l’époque un thème récurrent dans l’œuvre de Town. Il croit qu’un art formel d’importance peut puiser son inspiration dans le décor de la ville moderne : « Soudainement, j’ai pris conscience du fait que ces panneaux étaient beaux, avec leurs bleus magnifiques, et que si un Égyptien du temps des grands pharaons descendait cette rue, de tels panneaux seraient pour lui une source de mystères insondables. Il y tout là-dedans. »
Cette rubrique en vedette est extraite de Harold Town : sa vie et son œuvre par Gerta Moray.
Capturer le lion
Représentation royale
Récit nostalgique
Établir de nouvelles limites
À la dérive à travers le sens
Transformations du verre
Briser le cadre
Peindre l'invisible
Le visage comme toile
Garçon en bleu
Déballer l'identité
Le fil du rasoir
D’émouvants souvenirs
Le poids de l’absence
Abstraite Alberta
L’art du corps
Inspirations rococo
À la mémoire de Monet
Conception pyramidale
Troncs d’émotions