Dans cette peinture, Paraskeva Clark (1898-1986), peintre torontoise et émigrée russe, campe les figures de chaque côté de deux longues tables placées en diagonales depuis le bas du tableau. Les corps et les bras des femmes se plient pour réparer les parachutes, zigzaguant de manière dynamique sur toute la surface. La scène est représentée depuis un point qui se trouve juste au-dessus de leur tête, un procédé cher au professeur de Clark, Kouzma Petrov-Vodkine (1878-1939).

Paraskeva Clark, Parachute Riggers (Les arrimeuses de parachutes), 1947
Huile sur toile, 101,7 x 81,4 cm, Collection Beaverbrook d’art de la guerre, Musée canadien de la guerre, Ottawa
Pendant les années 1940, H. O. McCurry, directeur de la Galerie nationale du Canada (Aujourd’hui le Musée des beaux-arts du Canada) à Ottawa, donne à Clark la commande d’une toile destinée à souligner la contribution de la division féminine de l’Aviation royale du Canada (ARC) à l’effort de guerre. Les arrimeuses de parachutes est l’une des trois œuvres qu’elle présente.
McCurry lui enjoint d’exploiter un thème spectaculaire, mais elle conçoit plutôt une composition spectaculaire.
Cette rubrique en vedette est extraite de Paraskeva Clark : sa vie et son œuvre par Christine Boyanoski.
Capturer le lion
Représentation royale
Récit nostalgique
Établir de nouvelles limites
À la dérive à travers le sens
Transformations du verre
Briser le cadre
Peindre l'invisible
Le visage comme toile
Garçon en bleu
Déballer l'identité
Le fil du rasoir
D’émouvants souvenirs
Le poids de l’absence
Abstraite Alberta
L’art du corps
Inspirations rococo
À la mémoire de Monet
Conception pyramidale
Troncs d’émotions