• Pach, Walter (Américain, 1883-1958)

    Auteur, critique et artiste qui défend l’art moderne. Il organise une exposition d’art moderne marquante appelée l’Armory Show à New York en 1913.

  • Pachner, William (Américain, né en 1915)

    Fuyant l’Europe, Pachner arrive aux États-Unis en 1939 et devient directeur artistique du magazine Esquire. Il met fin à sa carrière de dessinateur publicitaire pour se consacrer exclusivement à la peinture, en réaction à l’Holocauste. Ses œuvres expressionnistes abstraites se caractérisent par leur texture et leurs couleurs tourbillonnantes en couches multiples.

  • Packer, Allan (Canadien, né en 1956)

    Né à Windsor en Ontario, Packer se rend à Cape Dorset en 1980 pour aider à mettre sur pied la West Baffin Eskimo Co-operative (maintenant connue sous le nom d’Ateliers Kinngait). L’expérience acquise dans le Nord aura une profonde influence sur le développement de sa carrière artistique. Aujourd’hui établi à Seattle dans l’État de Washington, Packer crée des sculptures coulées qui témoignent de son intérêt pour les mathématiques.

  • Paige, Mimi (dates inconnues)

    Artiste et muse de General Idea, elle participe aux premiers événements et aux premières publications du groupe et figure d’ailleurs dans certaines de leurs vidéos, notamment Loco, 1982. Elle a été l’une des quatre Miss General Idea des concours de beauté satiriques et expérimentaux du groupe (couronnée rétroactivement pour l’année 1968).

  • Pailthorpe, Grace (Britannique, 1883-1971)

    Psychiatre et psychanalyste qui explore divers aspects de la pensée inconsciente dans ses tableaux, dessins et poèmes. Son conjoint, l’artiste Reuben Mednikoff, lui fait découvrir le surréalisme en 1935. L’année suivante, ils fondent le British Surrealist Group et participent à la première exposition internationale du surréalisme, où Pailthorpe consolide sa réputation de chef de file du mouvement en Angleterre. Au début des années 1940, elle travaille à Vancouver, où elle donne des conférences sur le surréalisme et participe à diverses expositions. Elle retourne en Angleterre en 1946.

  • Painters Eleven

    Collectif d’artistes actif entre 1953 et 1960, formé de onze peintres de la région de Toronto, aux styles divergents, parmi lesquels on retrouve Harold Town, Jack Bush et William Ronald. Ils unissent leurs efforts afin d’accroître leur visibilité, compte tenu de l’intérêt limité pour l’art abstrait en Ontario à l’époque.

  • Palardy, Jean (Américain/Canadien, 1905-1991)

    Peintre, écrivain, ethnologue, historien de l’art et cinéaste, Jean Palardy fait ses études à l’École des beaux-arts de Montréal. En 1941, il entame une longue association avec l’Office national du film, à titre de réalisateur, scénariste, directeur de la photographie ou producteur. Ayant signé un livre influent consacré au mobilier ancien du Québec, il devient consultant en restauration et travaille auprès de musées dans le cadre de projets tels que la création d’une réplique de la Grande Hermine (le navire de Jacques Cartier), la restauration de la Forteresse de Louisbourg et celle du château Ramezay. Il épouse l’artiste Jori Smith au début des années 1930.

  • Papier-mâché

    Matériau traditionnellement employé pour créer des objets et des sculptures de petite taille, composé de papier déchiqueté ou de pâte à papier auxquels on ajoute un agent liant comme de la colle ou de la résine d’arbre. Il durcit sous l’effet de la cuisson ou du séchage à l’air. De nos jours, le papier-mâché est beaucoup employé pour l’emballage.

  • paradigme du sauvetage

    Dans les domaines de l’ethnographie, de l’anthropologie et des récits de voyage du vingtième siècle, le « paradigme du sauvetage » constitue une position idéologique selon laquelle une société occidentale dominante conclut à l’inévitabilité de la disparition d’une culture non occidentale. Cette disparition serait attribuable à l’incapacité perçue de cette culture à s’adapter à la vie moderne. La pratique de l’ethnographie de sauvetage vise à « sauver » la culture non occidentale par la collecte, la documentation et la préservation d’artefacts et de comptes rendus de sa présence.

  • Parent, Omer (Canadien, 1907-2000)

    Peintre, photographe, décorateur et cinéaste, Parent est une figure importante, quoique méconnue, de l’avant-garde québécoise. Un proche d’Alfred Pellan et de Fernand Léger, Parent se rend à Paris avec Pellan en 1926 pour y fréquenter l’École des arts décoratifs. Il est le fondateur et le premier directeur de l’École des arts visuels de l’Université Laval.

  • Parizeau, Marcel (Canadien, 1898-1945)

    Important architecte et professeur québécois, Parizeau étudie à l’École polytechnique de Montréal et à l’École des beaux-arts de Paris, où il réside pendant dix ans. Suivant son retour à Montréal en 1933, il crée des maisons et des édifices municipaux, notamment les immenses silos du Vieux-Port, dans le style international, caractérisé par un dépouillement extrême.

  • Parker, Al (Américain, 1906-1985)

    À son époque, Parker fait figure d’avant-gardiste dans le milieu de l’illustration et s’y taille une belle carrière, des années 1940 aux années 1960. Il est publié dans des magazines comme Sports Illustrated, Cosmopolitan, McCalls, Vogue et le Saturday Evening Post.

  • Parkin, John C. (Canadien, 1911-1975)

    Architecte et professeur torontois, Parkin fonde la firme John C. Parkin Associates en 1947, qui deviendra ensuite Parkin Architects Limited, un des dix plus importants cabinets d’architectes du monde. En 1970, Parkin ouvre un bureau à Los Angeles, tout en enseignant à la University of Southern California et au California Institute of Technology.

  • Pascin, Jules (Bulgare, 1885-1930)

    Actif la plus grande partie de sa vie à Paris, Pascin réalise des gravures, des peintures et des dessins qui évoquent la vie de bohème dans les bordels, les cabarets et les rues de la ville la nuit, de même que ses séjours dans le Sud des États-Unis et à Cuba. Ses œuvres les mieux connues sont des études des années 1920 représentant des adolescentes à moitié nues.

  • Passion du Christ

    Les souffrances du Christ durant ses derniers jours, notamment la crucifixion. La Passion du Christ est un sujet populaire de l’art folklorique et religieux chrétien.

  • Patton, Andy (Canadien, né en 1952)

    Peintre et universitaire torontois qui enseigne à l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario. Depuis dix ans, Andy Patton s’inspire largement de la calligraphie chinoise, s’intéressant particulièrement à la double nature — à la fois visuelle et littéraire — de cette forme d’art.

  • peintre valoriste

    Un peintre est plus valoriste que coloriste lorsqu’il fait davantage usage des valeurs chromatiques que de la couleur pure. La valeur est le degré de luminosité, du foncé au clair, indépendamment de la couleur. Elle s’exprime par les teintes ou tons qui sont plus ou moins contrastés en termes d’intensité ou de densité dans un tableau. Rembrandt et Corot sont des peintres valoristes, tandis que Renoir et Matisse sont des peintres coloristes.

  • Peinture colour-field

    Terme d’abord utilisé pour décrire les œuvres expressionnistes abstraites qui présentent de grandes étendues de couleurs tout en nuances. Il désigne ensuite les peintures qui utilisent des motifs géométriques de manière à accentuer les variations de couleurs, comme celles de Kenneth Noland, aux États-Unis, et de Jack Bush, au Canada.

  • peinture murale mexicaine

    Commandées par le gouvernement mexicain à la suite de la révolution, les peintures murales mexicaines sont des œuvres d’art public de grand format qui représentent généralement des ouvriers et des scènes de la révolution de 1910-1920. Les principaux peintres muralistes mexicains sont José Clemente Orozco, Diego Rivera et David Alfaro Siqueiros.

  • peinture nabie

    Style de peinture créée par le groupe d’artistes du nom des Nabis, qui partagent une prédilection pour les formes simplifiées, les couleurs pures et la perspective aplatie. Mus par un intérêt pour les sources de l’art pur, les Nabis s’intéresseront à la calligraphie, aux estampes japonaises, aux images religieuses et à divers objets du quotidien tels que des affiches, des pancartes, des illustrations ou toute autre forme de graphisme commercial.

  • Peinture votive

    Ou ex-voto, images individualisées, narratives gardant mémoire d’un vœu religieux, ou exprimant de la reconnaissance à un saint qui aurait sauvé la vie du sujet. Le Musée de Sainte-Anne de Beaupré, au Québec, possède une importante collection d’ex-voto des dix-septième et dix-huitième siècles.

  • Pellan, Alfred (Canadien, 1906-1988)

    Peintre actif dans les cercles artistiques parisiens des années 1930 et 1940. Pellan enseigne à l’École des beaux-arts de Montréal de 1943 à 1952. Il est l’animateur de l’éphémère mouvement Prisme d’yeux (1948), un groupe de peintres qui fait contrepoids aux Automatistes. Son travail est nettement surréaliste à partir des années 1950.

  • Pemberton, Sophie (Canadienne, 1869-1959)

    Paysagiste et portraitiste formée à San Francisco et à Londres, puis à l’Académie Julian à Paris, où elle est la première artiste du Canada et la première femme à remporter le prestigieux prix Julian. Pemberton participe à Louisiana Purchase et expose ses œuvres au Salon de Paris et à la Royal Academy of Arts de Londres.

  • Pepper, Kathleen Daly (Canadienne, 1898-1994)

    Peintre formée par deux membres du Groupe des Sept, J. E. H. MacDonald et Arthur Lismer, (entre autres artistes de renom du début du vingtième siècle) et dont l’œuvre est étroitement associée à la leur, bien qu’elle s’en distingue par son interprétation stylistique et son usage de la couleur. Kathleen Daly épouse le peintre George Pepper en 1929. Les deux travaillent en étroite collaboration jusqu’à la mort de Pepper, en 1956. Elle expose au Canada et ailleurs dans le monde, notamment à la Tate Gallery, à Londres.

  • Père Couturier (Français, 1897-1954)

    Moine dominicain, prêtre catholique et designer qui, au milieu du vingtième siècle, joue un rôle clé dans le renouveau de l’art religieux en France. Étant d’avis que la liturgie est indissociable de la beauté, le père Marie Alain Couturier s’efforce d’intégrer les tendances artistiques contemporaines à la décoration des églises. Grâce à ses efforts, de nombreux maîtres modernes, y compris Matisse, Léger, Chagall et Le Corbusier créent des œuvres pour des églises françaises. Couturier exerce une profonde influence sur le développement de l’art moderne au Québec par suite de ses séjours à Montréal et Québec au cours de la Seconde Guerre mondiale.

  • Perron, Maurice (Canadien, 1924-1999)

    Photographe proche des Automatistes, Perron rencontre Paul-Émile Borduas durant ses études à l’École du meuble à Montréal, où Borduas enseigne jusqu’en 1948. Ses photos élégantes et souvent saisissantes des membres du groupe, de leurs activités, de leurs œuvres et de leurs performances illustrent la plupart des publications des Automatistes. Perron est un des cosignataires du manifeste Refus global en 1948.

  • Perspective à point de fuite

    Forme de dessin en profondeur dans lequel les lignes parallèles convergent vers un seul point de fuite. Une image d’une rue ou d’un corridor qui disparaît à l’horizon est un exemple de perspective à un point de fuite.

  • perspective cavalière

    La perspective cavalière, que l’on appelle aussi « perspective isométrique » ou « projection oblique », est une technique de peinture et de dessin consistant à employer un point de vue surélevé afin de montrer des objets ou des scènes de haut, sous une perspective tridimensionnelle. Cette technique est également utilisée dans le domaine du dessin aux instruments.

  • Petrov-Vodkine, Kouzma (Russe, 1878-1939)

    Peintre et auteur, Kouzma Petrov-Vodkine est une figure dominante de l’art soviétique du vingtième siècle. Dans des compositions souvent allégoriques et idéalistes, il obtient des effets remarquables du mariage des styles anciens et nouveaux. Son tableau le plus célèbre, Bathing of the Red Horse (Le bain du cheval rouge), 1912, devient une œuvre emblématique de l’avant-garde russe, dès sa présentation cette même année à l’exposition Mir IIskousstva (Le Monde de l’art).

  • Pflug, Christiane (Allemande/Canadienne, 1936-1972)

    Peintre née en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a vécu à Paris et en Tunisie avant de déménager à Toronto avec sa jeune famille en 1959. Elle a été représentée dans sa ville adoptive par l’influente Galerie Isaacs, et est reconnue pour ses tableaux précis et surnaturels de son environnement domestique.

  • photographie composite

    Créées par les photographes en utilisant la technique du copier-coller, surtout au dix-neuvième siècle — quand les temps d’exposition sont longs et la photographie extérieure difficile —, les photographies composites sont le moyen d’assurer la netteté, la visibilité, la bonne pose de chaque personnage dans une photographie collective et la grâce de son expression faciale.

  • photolithographie

    Processus photomécanique employé depuis les années 1950, qui permet de reproduire des photos sous forme de gravures à base d’encre. Les photolithographies sont constituées de points de différentes couleurs, visibles à la loupe, qui se confondent en un tout lorsqu’observés à l’œil nu, créant ainsi l’illusion d’images aux tons continus.

  • photomontage

    Technique de collage qui permet de créer des compositions au moyen de photographies et/ou de reproductions de photos. Cette technique est fréquemment employée à des fins idéologiques ou de dissidence politique.

  • photoréalisme

    Style artistique qui atteint son apogée aux États-Unis dans les années 1970. Les tableaux de ce style — souvent des grands formats à l’acrylique — imitent ou même reproduisent des photographies. Appelé aussi hyperréalisme et superréalisme, le photoréalisme est étroitement associé à Chuck Close, entre autres.

  • Picabia, Francis (Français, 1879-1953)

    Peintre, poète et chef de file du mouvement dada, antirationaliste et pacifiste, qui s’élève contre l’establishment et la Première Guerre mondiale en Europe. La production artistique de Picabia est si variée qu’elle défie toute catégorisation : il explore le postimpressionnisme avant d’adopter le fauvisme, le cubisme, l’orphisme et le futurisme.

  • Picasso du Nord

    Le surnom désigne l’artiste ojibwé Norval Morrisseau. C’est ainsi que les médias français l’appellent lorsqu’il participe à l’exposition Magiciens de la Terre au Centre Pompidou à Paris en 1989.

  • Picasso, Pablo (Espagnol, 1881-1973)

    Reconnu comme l’un des artistes les plus célèbres et influents du vingtième siècle. Travaillant surtout en France, il est un membre éminent de l’avant-garde parisienne qui comprend Henri Matisse et Georges Braque. Beaucoup considèrent son tableau Les Demoiselles d’Avignon, 1906-1907, comme le plus important du vingtième siècle.

  • Picher, Claude (Canadien, 1927-1998)

    Peintre paysagiste qui étudie auprès de Jean Paul Lemieux à Québec avant de fréquenter la New School for Social Research aux États-Unis, de même que l’École du Louvre et l’École des beaux-arts à Paris. Ses audacieuses compositions graphiques sont à ce point dépouillées de détails et de modelé des couleurs qu’elles en frisent l’abstraction.

  • pictogrammes

    Art ancien, le pictogramme consiste en une forme d’art rupestre où les images sont obtenues par l’application, au doigt ou au pinceau, de peinture ou de teinture (habituellement de l’ocre rouge, noir, blanc et jaune) sur des surfaces rocheuses.

  • Picture Loan Society

    Créée entre autres par Duncan Douglas, en 1936, la Picture Loan Society est la première galerie d’art canadienne à louer des œuvres à des acheteurs potentiels moyennant un loyer modique. La Picture Loan Society consent également aux artistes un espace d’exposition à prix abordable. LeMoine FitzGerald, Paul-Émile Borduas, Harold Town, Isabel McLaughlin et Bertram Brooker sont parmi les nombreux artistes affiliés à l’organisation.

  • Pierron, Jean (Français, 1631-1700)

    Missionnaire jésuite, talentueux dessinateur et peintre, qui développe une méthode pour convertir les Autochtones en s’aidant d’une imagerie didactique. Il arriva en Nouvelle-France en 1667, pour aider à la réouverture de la mission iroquoise dans la vallée de la rivière Hudson. Plus tard, il voyagea en Nouvelle-Angleterre. Il retourne en France en 1678.

  • Pilot, Robert (Canadien, 1898-1967)

    Peintre paysagiste, de paysages marins et muraliste bien connu pour ses représentations feutrées et atmosphériques des côtes des provinces maritimes, du Saint-Laurent et des cimes enneigées des montagnes Rocheuses. Pilot est le beau-fils du peintre Maurice Cullen, dont il reçoit une grande partie de sa formation initiale.

  • Pissarro, Camille (Franco-Danois, 1830-1903)

    Né à l’île Saint-Thomas (qui fait maintenant partie des Îles Vierges américaines), cet autodidacte, professeur d’art et innovateur influent s’établit à Paris en 1855. Il participe aux huit expositions impressionnistes, mais dans les années 1880, son style évolue vers le postimpressionnisme, puis il explore la technique du pointillisme.

  • Pitsiulak, Tim (Kimmirut/Kinngait, 1967-2016)

    Membre éminent de la communauté d’artistes de Cape Dorset, il crée méticuleusement des gravures, dessins, sculptures et bijoux qui rappellent son environnement et son quotidien. De nombreux établissements collectionnent ses œuvres, notamment le Musée des beaux-arts du Canada, l’Art Gallery of Winnipeg et le Musée des beaux-arts de l’Ontario.

  • pittoresque

    De l’anglais « picturesque », ce terme, né à la fin du dix-huitième siècle en Grande-Bretagne, désigne les paysages qui sont dignes d’être représentés, par leur qualité d’équilibre entre la culture et la « sauvagerie », entre l’harmonie et le désordre des composantes. Cette idée s’inspire des notions de sublime et de beau qui prévalent à l’époque.

  • Plamondon, Antoine (Canadien, 1804-1895)

    Peintre abordant des sujets religieux et profanes, Antoine Plamondon est formé à Paris dans le style néoclassique par Jean-Baptiste Paulin Guérin, peintre de la cour et lui-même élève du célèbre peintre néoclassique Jacques-Louis David. Il figure parmi les plus importants portraitistes de son époque au Québec, et compte parmi sa clientèle et ses mécènes des membres de la bourgeoisie émergente.

  • Plamondon, Marius (Canadien, 1914-1976)

    Important sculpteur et artiste verrier, Plamondon apprend d’abord l’art du vitrail à Paris sous la tutelle d’Henri Charlier à la fin des années 1930. Suivant son retour au Québec, il réalise de nombreuses commandes d’envergure, y compris une série de dix vitraux pour l’Oratoire Saint-Joseph à Montréal. Plamondon dirige l’École des beaux-arts de Québec de 1963 à 1970.

  • plan astral/monde astral

    Termes utilisés dans certaines traditions mystiques pour désigner des mondes spirituels subtils qui correspondent au monde physique, mais avec un raffinement supérieur.

  • plan pictorial

    La surface d’une image et la zone où se retrouvent les éléments à l’avant-plan. Le plan pictorial peut être perçu comme une fenêtre par laquelle le regardeur voit un monde représenté, ou le point où son œil entre en contact avec ce monde.

  • Plasticiens

    Groupe d’artistes de Montréal actif de 1955 à 1959. Bien qu’ils ne s’opposent pas à leurs contemporains, les Automatistes, les Plasticiens favorisent une approche plus formaliste et moins subjective de l’art abstrait, comparable à celle du néo-plasticien Piet Mondrian. Ses membres sont Louis Belzile, Jean-Paul Jérôme, Fernand Toupin et Jauran (Rodolphe de Repentigny).

  • plein air

    Expression employée pour décrire la pratique de peindre ou de réaliser des croquis à l’extérieur, afin d’observer la nature, et tout particulièrement l’effet changeant de la lumière.

  • Pohorecky, Zenon (Ukrainien/Canadien, 1928-1998)

    Artiste, militant des droits de la personne et professeur d’anthropologie et d’archéologie à l’Université de la Saskatchewan pendant plus de trente ans. Parmi ses contributions savantes les plus importantes, on compte ses recherches et publications sur la culture, l’histoire et les droits des peuples autochtones de Saskatchewan.

  • Poindexter Gallery

    Galerie d’art commerciale fondée à New York en 1955 par la collectionneuse et marchande d’œuvres d’art originaire du Canada, Elinor Poindexter. La galerie présente le travail d’artistes de Californie et de New York — notamment Richard Diebenkorn, Jules Olitski et Michael Snow — avant de fermer en 1978.

  • pointillisme

    Technique picturale mise au point en 1886 par Georges Seurat et Paul Signac dans la foulée de l’impressionnisme. Dans ce style, plutôt que de recourir à une touche rompue, les artistes utilisent des milliers de petits points aux couleurs intenses et complémentaires qui s’amalgament pour créer leurs images. Cette approche leur permet de mieux comprendre le fonctionnement de l’œil humain et la réalité de la lumière en tant que spectre de la couleur.

  • Polaroïd

    Entreprise américaine fondée en 1937 par le chimiste et inventeur Edwin H. Land, surtout célèbre pour ses appareils photos instantanés. Lancés sur le marché en 1948 et accueillis avec grand enthousiasme, les appareils photos Polaroïd sont immensément populaires auprès des photographes, des artistes et du grand public jusqu’à l’essor de la photographie numérique dans les années 1990.

  • Poliakoff, Serge (Français, 1906-1969)

    Né en Russie, le peintre Poliakoff s’installe à Londres, et ensuite à Paris. Influencé notamment par Robert Delaunay, il se consacre de plus en plus à l’art abstrait après 1938. Il est surtout connu pour sa maîtrise exceptionnelle de la couleur, et il constitue une figure majeure de la peinture abstraite de l’après-guerre.

  • Pollock, Jackson (Américain, 1912-1956)

    Chef de file de l’expressionnisme abstrait, surtout connu pour ses peintures de dégoulinures (les drippings) des années 1940 et 1950. Pollock est étroitement associé à l’action painting, soit une peinture du geste pour laquelle l’artiste aborde la toile sans savoir ce qu’il créera.

  • Pommier, Hugues (Français, 1637-1686)

    Prêtre, missionnaire et peintre, qui passe quatorze ans en Nouvelle-France travaillant dans six différentes paroisses. Pendant une période, Pommier est le seul peintre de portraits en Nouvelle-France. On ne lui attribue aujourd’hui que trois portraits dans différentes institutions à Québec.

  • Poole, Nancy (Canadienne, née en 1930)

    Auteure, galeriste, éducatrice, directrice de musée et membre importante de la communauté artistique de London (Ontario), de la fin des années 1960 aux années 1990. Par l’intermédiaire de sa galerie, le Nancy Poole’s Studio, elle appuie et fait connaître les artistes émergents, dont Jack Chambers et Tony Urquhart.

  • Pootoogook, Annie (Kinngait, 1969-2016)

    Une des plus importantes artistes inuites du Canada, dont les estampes et les dessins non traditionnels au contenu très personnel communiquent son expérience de la vie actuelle à Cape Dorset. Elle est issue d’une éminente famille d’artistes, parmi lesquels on retrouve ses parents, Eegyvadluq et Napachie Pootoogook, de même que sa grand-mère Pitseolak Ashoona. En 2006, Annie Pootoogook se mérite le prestigieux Prix Sobey pour les arts; l’année suivante, ses œuvres sont exposées en Allemagne dans le cadre de Documenta 12.

  • Pootoogook, Cee (Kinngait, né en 1967)

    Sculpteur depuis 1990, Cee Pootoogook adopte le dessin et la gravure sur pierre en 2009. Son œuvre représente des thèmes tant contemporains que traditionnels : scènes du quotidien de Cape Dorset, animaux sauvages de l’Arctique et esprits inuits, entre autres. Artiste de la troisième génération, il est le frère d’Annie Pootoogook et le cousin germain de Shuvinai Ashoona.

  • Pootoogook, Napachie (Kinngait, 1938-2002)

    Napachie Pootoogook est née à Sako, un campement situé sur la côte sud-ouest de l’île de Baffin. Elle s’adonne au dessin à partir de la fin des années 1950 aux côtés de sa mère, Pitseolak Ashoona. Ses premiers dessins et estampes représentent surtout le monde des esprits inuits, mais à partir des années 1970, elle se penche davantage sur des sujets ancrés dans la réalité matérielle, y compris des événements historiques et des représentations du mode de vie traditionnel et des coutumes de son peuple.

  • pop art

    Mouvement de la fin des années 1950 jusqu’au début des années 1970, qui, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, adopte l’imagerie du design graphique commercial, de la télévision et du cinéma. Les défenseurs les plus connus du pop art sont Richard Hamilton, David Hockney, Andy Warhol et Roy Lichtenstein.

  • Post-painterly abstraction

    Style de peinture moderniste défendu par le critique Clement Greenberg, qui invente l’expression comme titre d’une importante exposition qu’il organise au Los Angeles County Museum of Art, également présentée au Walker Art Center de Minneapolis et au Musée des beaux-arts de l’Ontario. Le style favorise de vastes champs de couleurs franches appliqués en couches minces. Les artistes associés à ce style comprennent Helen Frankenthaler, Morris Louis, Kenneth Noland et les Canadiens Jack Bush et Kenneth Lochhead.

  • postimpressionnisme

    Expression forgée par le critique d’art britannique Roger Fry en 1910 pour décrire la peinture produite en France de 1880 à 1905 en réaction contre les innovations artistiques et les limites de l’impressionnisme. Ses piliers sont Paul Cézanne, Paul Gauguin et Vincent van Gogh.

  • postmodernisme

    En histoire de l’art, une vaste catégorie de l’art contemporain où sont employés des médiums à la fois nouveaux et traditionnel pour déconstruire l’histoire culturelle, et où la théorie sert à attaquer les idéaux modernistes. Parmi les artistes postmodernistes canadiens, mentionnons Janice Gurney, Mark Lewis, Ken Lum et Joanne Tod.

  • Prent, Mark (Canadien, né en 1947)

    Sculpteur dont les formes sombres et souvent inquiétantes n’ont pas connu beaucoup de succès auprès des institutions artistiques canadiennes dans les années 1970, quand il a fait son entrée sur la scène artistique. De moins en moins invité à participer à des expositions dans son pays, il déménage au Vermont avec sa famille en 1983. Son œuvre a fait l’objet d’expositions majeures en Allemagne et au Musée Stedelijk à Amsterdam.

  • Préraphaélites

    Groupe d’artistes et de critiques d’art fondé en 1848 par William Holman Hunt, Dante Gabriel Rossetti et John Everett Millais, dont le but était de conjuguer la spiritualité et l’intensité de l’art du quinzième siècle au naturalisme de leur propre époque. Le groupe d’origine s’est dissout au début des années 1850, mais des filons de sa doctrine et de sa stylistique se retrouvent dans l’œuvre d’artistes qui lui sont associés et même plus tard au vingtième siècle.

  • primitifs italiens

    Peintres de la pré-Renaissance et du début de la Renaissance italienne, période allant approximativement du milieu du treizième siècle à la fin du quinzième siècle. Cette période donne lieu à une profonde transformation de l’art en Italie, qui s’éloigne des influences grecques ou byzantines, en faveur du style que l’on associe aujourd’hui à la Renaissance.

  • primitivisme

    Sensibilité qui voit le jour au début de l’art moderne en Europe, selon laquelle les formes d’art artisanales européennes et non occidentales ainsi que les objets tribaux sont idéalisés, tout comme le style de vie simple associé aux cultures autochtones. Pablo Picasso, Paul Gauguin et les expressionnistes du groupe Die Brücke (« Le Pont ») adoptent certains éléments du primitivisme.

  • Prisme d’yeux

    Manifeste publié le 4 février 1948 à Montréal, Prisme d’yeux est rédigé par Jacques de Tonnancour et cosigné par quinze artistes, dont Alfred Pellan, le fondateur du groupe qui porte le même nom. Conçu en réaction au dogmatisme des Automatistes, Prisme d’yeux prône un mode de création artistique libre de toute contrainte esthétique ou idéologique.

  • Prix Wiliam Brymner

    Créé en 1933, le Prix William Brymner est réservé aux artistes du Québec qui ont moins de 35 ans et qui pratiquent la peinture à l’huile ou l’aquarelle. Décerné par l’Art Association of Montreal, il est financé par un groupe d’amis de William Brymner (1855-1925), professeur d’histoire de l’art et peintre canadien né en Écosse. Ce prix n’existe plus aujourd’hui.

  • Professional Native Indian Artists Inc.

    Fondée de manière informelle au début des années 1970 et constituée en société en 1975, cette association d’artistes avant-gardistes de l’école de Woodland promeut l’inclusion de l’art autochtone dans les milieux artistiques canadiens et milite en faveur d’une redéfinition de l’art et de la culture autochtone. Ses membres sont Jackson Beardy, Eddy Cobiness, Alex Janvier, Norval Morrisseau, Daphne Odjig, Carl Ray et Joseph Sanchez.

  • Pudlat, Pudlo (Ilupirulik/Kinngait, 1916-1992)

    Artiste inuit prolifique de la première génération qui commence sa carrière dans les années 1950 en dessinant au crayon à mine de plomb. Il adopte progressivement d’autres techniques, notamment le crayon-feutre et le crayon de couleur. Son sens de l’humour unique transparaît dans ses œuvres dont l’iconographie comprend des scènes imaginaires, des animaux et des avions.

  • Punch, Pulchinello, Petroushka

    Personnage classique et séculaire de la commedia dell’arte italienne. Il existe plusieurs variations régionales du Polichinelle italien qui se répand dans toute l’Europe à partir des années 1600. En Russie, sous le régime bolchévique, le personnage de Petrouskhka défend les paysans pauvres et attaque les riches propriétaires terriens.

  • Pratt, Christopher (Canadien, né en 1935)

    Peintre et graveur renommé de Terre-Neuve, son travail se caractérise par la précision, la planéité, l’accent mis sur un seul sujet, et un sens de la lumière presqu’artificiel. Ses images, qui représentent des scènes et des figures locales de la vie de tous les jours, semblent être détachées du monde. Pratt conçoit le drapeau provincial de Terre-Neuveet- Labrador en 1980.

  • Pratt, Mary (Canadienne, née en 1935)

    L’une des artistes les plus en vue du Canada, son utilisation de la lumière en particulier transforme les objets et les moments du quotidien en sujets profondément significatifs. Mère de quatre enfants, Pratt développe son style en réaction au manque de temps dont elle dispose pour travailler — devant l’impossibilité de peindre sur le moment les scènes qui la marquent, elle les enregistre avec une caméra pour pouvoir s’y référer plus tard.

  • précisionnisme

    Le précisionnisme est une tendance, par opposition à une école formelle ou un mouvement organisé, dans l’art américain des années 1920 et 1930. Le précisionnisme se caractérise par des formes simples aux contours nets, et par une touche lisse. Ses thèmes sont souvent des paysages ruraux, urbains ou industriels américains. Parmi les artistes les plus importants associés à cette tendance figurent Charles Sheeler et Elsie Driggs.

  • Phillips, Coles (Américain, 1880-1927)

    Illustrateur commercial bien connu pour ses dessins stylisés de femmes dont la couleur des vêtements se fond dans le décor (Fadeaway girls), et son utilisation de l’espace négatif. Phillips est en grande partie autodidacte et ne reçoit une formation professionnelle que pendant trois mois à la Chase School of Art de New York. En 1908, il publie sa première couverture pour le magazine LIFE — une femme élégante représentée dans un style audacieux, qui reflète un nouvel idéal de femmes modernes émergeant dans les médias populaires.

  • Phillips, W.J. (Anglais/Canadien, 1884-1963)

    Aquarelliste et graveur connu pour avoir popularisé la gravure sur bois japonaise en couleur au Canada, dont les sujets incluent les natures mortes, les portraits et les paysages. Phillips déménage à Winnipeg en 1913 et devient un critique d’art important pour The Winnipeg Evening Tribune de 1926 à 1941. En 1925, il aide à rétablir la Société des artistes du Manitoba et, de 1940 à 1959, il enseigne à l'École des beaux-arts de Banff.

  • pointe-sèche

    Procédé de gravure fondé sur la technique de l’intaille pour graver une image sur une plaque (généralement de cuivre) avec un instrument en forme d’aiguille. Cette méthode engendre une ligne plus fine grâce aux bordures surélevées dans le métal, autour de l'image gravée, et convient mieux à la réalisation d’oeuvres en édition limitée. La pointesèche est souvent combinée à l’eau-forte.

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