• Eakins, Thomas (Américain, 1844-1916)

    Peintre, sculpteur et photographe réputé pour ses portraits psychologiques souvent peu flatteurs. Eakins connaît le succès à titre posthume — peu admiré de son vivant, il est célébré dans les années 1930 comme l’un des plus grands artistes américains de son époque.

  • East, Benoît (Canadien, 1915- date de décès inconnue)

    Peintre et graveur influencé par l’avant-garde française, notamment Georges Braque et Henri Matisse. Il est bien connu pour avoir créé, avec Marius Plamondon, un vitrail de 60 pieds pour l’hôtel Queen Elizabeth de Montréal. East enseigne la lithographie et la gravure à l’École des beaux-arts de Québec.

  • Eastlake, Charles Herbert (Britannique/Canadien, 1867-1953)

    Le mari de l’artiste canadienne Mary Bell Eastlake, Charles Herbert Eastlake, est un peintre britannique. Après une formation en Europe, il s’établit à Londres et passe du temps avec les peintres de plein air de St. Ives à Cornwall, où il rencontre son épouse.

  • Eastlake, Mary Bell (Canadienne, 1864-1951)

    Peintre, joaillière et aquarelliste, Eastlake est née en Ontario et a étudié plus tard à New York avec William Merritt Chase à l’Académie Colarossi à Paris. De 1893 à 1939 environ, Eastlake a vécu en Angleterre où, avec son mari, elle a conçu et produit des bijoux. Elle a beaucoup exposé avec plusieurs associations au Canada et a obtenu une exposition individuelle à la Art Gallery of Toronto (aujourd’hui le Musée des beaux-arts de l’Ontario) en 1927.

  • Eastman, Seth (Américain, 1808-1875)

    Artiste, topographe et officier de l’armée, Eastman reçoit sa formation à la West Point Military Academy. Alors qu’il est cantonné au Minnesota, Eastman entreprend de réaliser des représentations des Premières Nations, et en 1847, il reçoit une commande en vue d’illustrer une étude monumentale intitulée Indian Tribes of the United States pour le Congrès américain.

  • Eaton, Wyatt (Canadien/Américain, 1849-1896)

    Paysagiste, peintre de genre, portraitiste et illustrateur, Eaton est né dans les Cantons de l’Est du Québec, mais s’installe à New York en 1867 avant de passer quatre ans à travailler et étudier à Londres et à Paris de 1872 à 1876. Après son premier voyage en France, il s’est inspiré du travail de Jean-François Millet et d’autres artistes de Barbizon. Eaton a enseigné à l’école d’art Cooper Union à New York et a été membre fondateur de la Society of Canadian Artists (SCA), ainsi que de l’American Art Association et de la Society of American Artists.

  • eau-forte

    Une technique d’impression qui suit les mêmes principes que la gravure sur bois, mais utilisant de l’acide au lieu d’un burin pour couper la plaque matrice. Une plaque de cuivre est revêtue d’une résine cireuse résistante dans laquelle  l’artiste trace une image avec une aiguille. La plaque est ensuite immergée dans un bain d’acide, incisant les lignes gravées et laissant le reste de la plaque intacte.

  • Eckankar

    Fondé en 1965 par l’Américain Paul Twitchell, ce mouvement religieux est inspiré du yoga surat shabd. Les disciples d’Eckankar adoptent différentes pratiques qui facilitent la transcendance de l’esprit en permettant une connexion avec la Lumière et le Son de Dieu. Eckankar signifie « collaborateur de Dieu ».

  • Edson, Aaron Allan (Canadien, 1846-1888)

    Peintre paysagiste, Edson a vécu et étudié en Angleterre, en Écosse et en France à divers moments de sa vie, mais autrement, il a exercé sa carrière à Montréal et dans les Cantons de l’Est, au Québec. Son intérêt précoce pour les détails soutenus a été enrichi par son sens riche et sophistiqué de la couleur et par ses expériences poétiques de représentation de la lumière. Edson est l’un des membres fondateurs de la Society of Canadian Artists (1867). Sa mort à l'âge de quarante et un ans a interrompu l’une des carrières artistiques les plus accomplies en son temps, au Canada.

  • Eisenstein, Sergei (Russe, 1898-1948)

    Né à Riga en Lettonie (qui fait à l’époque partie de l’empire russe), Sergei Eisenstein est un cinéaste soviétique influent. Il développe l’idée du montage – l’insertion d’images indépendantes de l’action principale du film pour provoquer un impact psychologique – et rédige des ouvrages théoriques décrivant la place essentielle de la technique dans sa compréhension du cinéma. Travaillant en URSS et au Mexique, Eisenstein réalise des films en utilisant l’histoire récente (Le Cuirassé Potemkine, 1925) et des épopées médiévales (Alexander Nevsky, 1938) pour représenter des problèmes sociaux, adhérant à un idéal bolchevique du collectivisme et à des principes formalistes qui le placent souvent en porte-à-faux avec le gouvernement de Staline.

  • El Greco (Grec, v.1541-1614)

    Peintre, sculpteur et architecte, El Greco est considéré comme le premier maître de l’école espagnole. Né Doménikos Theotokópoulos sur l’ile de Crète, El Greco s’installe à Tolède, en Espagne, en 1576, où il réalise des commandes majeures tout au long de sa carrière, y compris El Espolio (Le Christ dépouillé de sa tunique), 1577-1579, une œuvre réalisée pour un maître-autel, et L’enterrement du Comte d’Orgaz, 1586-1588.

  • Elder, Bruce (Canadien, né en 1947)

    Cinéaste d’avant-garde, critique, philosophe et professeur, Elder devient célèbre en 1980 avec son cycle de films, The Book of All the Dead, 1975-1994, qui compte parmi les projets les plus ambitieux de l’histoire du cinéma expérimental. Très estimé, son livre, Image and Identity: Reflections on Canadian Film and Culture, est une référence dans les programmes d’études canadiennes.

  • empâtement

    Action d’appliquer la peinture de manière si épaisse qu’elle produit un effet de relief et garde les traces du pinceau ou du couteau à palette. 

  • encaustique

    Forme de peinture réalisée au moyen de cire d’abeille fondue, dans laquelle sont délayés des pigments. La peinture à l’encaustique remonte à la Grèce antique; les exemples les plus anciens qui subsistent sont les portraits funéraires du Fayoum produits en Égypte entre les premier et troisième siècles de notre ère chrétienne. Cette technique connaît un renouveau au vingtième siècle sous l’impulsion d’artistes tels Jasper Johns et Tony Sherman.

  • Ennutsiak (Nunavik/Iqaluit, 1896-1967)

    Sculpteur inuit du Nord du Québec, Ennutsiak se fait d’abord connaître pour ses scènes de la vie de tous les jours; il aborde des sujets inhabituels tels que des scènes d’accouchement et des groupes de gens lisant la Bible.

  • Erickson, Arthur (Canadien, 1924-2009)

    Premier architecte canadien à remporter une médaille d’or du American Institute of Architects (1986), Erickson mène à bien de nombreux projets au Canada et à l’étranger. Son bureau de Vancouver lance des projets résidentiels modernistes qui renouvellent l’esthétique architecturale de la ville dans les années 1950. Sa carrière ultérieure se distingue par ses contributions à l’Expo 67 (Montréal) et à l’Expo 70 (Japon) ainsi que par des structures permanentes tels le Roy Thomson Hall de Toronto et le premier campus de l’Université Simon Fraser. 

  • espace négatif

    Sur une image, l’espace pictural vide entre les sujets et autour d’eux. Les artistes utilisent parfois l’espace négatif pour créer des formes significatives dans une œuvre.

  • estampe

    Processus de création artistique fondé sur le transfert d’encre d’une surface à une autre par impression. L’estampe consiste généralement à dessiner, sculpter ou graver une image sur une plaque, un bloc de pierre, de bois ou de métal, à couvrir cette surface d’encre et à imprimer ensuite cette image sur du papier, une toile ou une autre surface. Cette méthode permet de faire des copies d’une même image. La lithographie, la gravure sur bois, la sérigraphie et l’intaille sont des procédés courants d’estampes.

  • Estes, Richard (Américain, né en 1932)

    Peintre photoréaliste dont les images sont souvent construites à partir de plus d’une image de source photographique, présentant ainsi une « réalité » qui n’a jamais existé ou qui ne pourrait jamais être perçue à l’oeil nu. Son sujet privilégié est l’environnement construit, en particulier celui de la ville de New York.

  • esthétique de la machine

    Esthétique associée à l’architecture et au design modernistes des années 1920 et 1930 qui préconise le fonctionnalisme et les formes simplifiées qui révèlent le fonctionnement interne de la machine. Cette esthétique est apparue à la suite des grandes transformations culturelles de l’ère du machinisme, avec notamment la nouvelle fabrication en série. Le mouvement du Bauhaus et le futurisme italien sont les principaux mouvements à développer les caractéristiques majeures de l’esthétique de la machine.

  • Etrog, Sorel (Roumain/Canadien, 1933-2014)

    Peintre, illustrateur, dessinateur et cinéaste, Etrog est surtout connu comme sculpteur. Il crée des œuvres abstraites de dimensions variées qui évoquent la forme humaine. L’une de ses nombreuses commandes est la statuette de bronze, appelée l’Etrog de 1968 à 1980, remise comme prix d’excellence aux cinéastes canadiens et, par la suite, appelée Génie. Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis et en Europe. (Voir Sorel Etrog : sa vie et son œuvre par Alma Mikulinsky.)

  • Ewart (née Clay), Mary (Américaine/Canadienne, 1872-1939)

    Peintre américaine qui s’installe à Winnipeg en 1907. Ewart est formée à l’Académie des beaux-arts de Pennsylvanie et par John Singer Sargent et James McNeill Whistler. Elle défend ardemment la création de la Winnipeg Art Gallery et de la Winnipeg School of Art, avançant des arguments sociaux et esthétiques. Ewart a été présidente de la Western Art Association.

  • Ewen, Paterson (Canadien, 1925-2002)

    Né à Montréal et ensuite installé à London, Ontario, Ewen participe aux mouvements des Automatistes, des Plasticiens et des London Regionalists, bien qu’il ne s’identifie jamais entièrement à un mouvement en particulier. Ses œuvres de maturité expérimentent des combinaisons de couleurs et de textures, peintes sur des surfaces de contreplaqué gravées. Ses tableaux évoquent des paysages et des éléments de la nature exprimés par une gestuelle abstraite et géométrique. (Voir Paterson Ewen : sa vie et son œuvre par John Hatch.)

  • ex-libris

    Un ex-libris est une gravure personnalisée collée à l’intérieur des livres d’un collectionneur comme marque d’appartenance. Le terme provient de la phrase latine ex libris meis, qui signifie « faisant partie de mes livres ».

  • ex-voto

    Destiné à un dieu ou à un saint, un ex-voto est une offrande faite pour qu’un vœu soit exaucé ou en guise de reconnaissance pour quelque chose qui nous a été accordé. Beaucoup de choses peuvent servir d’ex-voto : images, versets imprimés de la Bible, figurines, crucifix ou autres objets religieux, même des effets personnels tels que des vêtements, des bijoux ou des jouets.

  • Exhibition of Contemporary Canadian Painting (« Southern Dominions Exhibition » [exposition des dominions du sud])

    Cette exposition, dont le titre complet est Exhibition of Contemporary Canadian Painting: Arranged on Behalf of the Carnegie Corporation of New York for Circulation in the Southern Dominions of the British Empire (Peinture canadienne contemporaine : exposition organisée au nom de la Carnegie Corporation of New York pour une tournée dans les dominions du sud de l’Empire britannique) est présentée pour la première fois à l’Empire Exhibition (exposition de l’Empire) de 1936 à Johannesburg, en Afrique du Sud. De septembre 1936 à avril 1939, elle est en tournée dans les principales villes d’Afrique du Sud, d’Australie et de Nouvelle-Zélande ainsi qu’à Hawaï.

  • Exhibition of Paintings, Drawings, and Sculpture by Artists of the British Empire Overseas (peintures, dessins et sculptures des artistes de l’Empire britannique outre-mer ou « exposition du couronnement »), Londres, Angleterre, 1937

    Exposition présentée aux Royal Institute Galleries de Londres dans le cadre des fêtes du couronnement du roi George VI et de la reine Elizabeth, le 12 mai 1937. Les œuvres canadiennes sont ensuite montrées en tournée dans plusieurs galeries régionales anglaises jusqu’en avril 1938.

  • existentialisme français

    Mouvement culturel du milieu du vingtième siècle qui se manifeste dans la littérature, le cinéma et la philosophie. Associé aux philosophes Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Albert Camus et Maurice Merleau-Ponty, l’existentialisme affirme que l’existence humaine est par essence inexplicable et vaine, et que les êtres humains sont des acteurs libres et indépendants.

  • exotisme

    Une qualité d’inhabituel ou d’inconnu, l’« exotisme » est employé pour commenter les œuvres d’art et les attitudes qu’elles suscitent en mettant l’accent sur leur altérité. Souvent, l’exotisme suggère la valorisation de la différence culturelle plutôt que la volonté de comprendre comment cette culture complexe façonne la société.

  • Expo 67

    Foire internationale de 1967, qui a lieu à Montréal, pour célébrer le centenaire de la Confédération canadienne. Avec ses 62 nations participantes et sa fréquentation de plus de 50 millions de personnes, l’Expo 67 renforce la réputation de Montréal comme ville internationale et lieu d’innovation au Canada.

  • Expo 86

    Cinquante-cinq pays participent à cette foire internationale qui a lieu à Vancouver pour célébrer son centenaire. Fréquentée par plus de 22 millions de personnes, Expo 86 est aujourd’hui reconnue pour son rôle dans la croissance et l’essor de Vancouver, et son émergence comme ville internationale.

  • Exposition nationale canadienne (ENC)

    Foire annuelle qui se tient à Toronto, fondée sous le titre de Expositions industrielles de Toronto en 1879. L’ENC produit des expositions et des catalogues d’art chaque année jusqu’en 1961, sauf durant et tout de suite après la Seconde Guerre mondiale.

  • Exposition nationale canadienne (ENC)

    L’Exposition nationale canadienne est la plus grande exposition au Canada, et la cinquième au monde. La première fut tenue en 1878. Par la suite, elle a lieu annuellement, à Toronto, pendant dix-huit jours à la fin du mois d’août. Initialement axée sur l’agriculture, l’exposition se tourne de plus en plus vers l’industrie au cours du vingtième siècle.

  • exposition universelle

    Foire internationale, généralement thématique, organisée par un pays hôte et autorisée par le Bureau international des expositions. La tradition débute au dix-neuvième siècle par la Grande exposition des œuvres de l’industrie de toutes les nations à Londres en 1851, parmi les premières et les plus connues.

  • Exposition universelle de Londres, 1862

    Foire mondiale, appelée également la Grande Exposition de Londres, dont le but est de présenter les plus récents progrès dans les domaines de la technologie, de l’industrie et des arts, provenant de 36 pays. Ses immeubles couvrent vingt-et-un acres dans Kensington-Sud où le Musée d’histoire naturelle et le Musée des sciences s’élèvent aujourd’hui.

  • Exposition universelle de Paris, 1867

    La deuxième exposition universelle de Paris, qui se déroule sous Napoléon III, au Champ-de-Mars. Bien que largement consacrée à l’industrie, elle comprend des expositions de beaux-arts; les œuvres de Paul Cézanne, Claude Monet, Gustave Courbet et d’autres peintres aujourd’hui considérés comme les plus importants de cette époque, sont exclues, puisque le comité de sélection les a rejetées.

  • expressionnisme

    Style artistique intense et émotif qui privilégie les idées et les sentiments de l’artiste. L’expressionnisme allemand voit le jour au début du vingtième siècle en Allemagne et en Autriche. En peinture, l’expressionnisme est associé à un traitement intense et vibrant de la couleur et à une facture non naturaliste.

  • expressionnisme abstrait

    Mouvement pictural qui connaît un essor à New York dans les années 1940 et 1950, l’expressionnisme abstrait se définit par la combinaison de l’abstraction formelle et d’une approche autoréférentielle. Le terme décrit une grande variété d’œuvres. Jackson Pollock, Mark Rothko, Barnett Newman et Willem de Kooning figurent parmi les expressionnistes abstraits les plus célèbres.

  • expressionnisme allemand

    Mouvement moderniste englobant toutes les disciplines artistiques dont l’origine remonte à 1905 lorsque Die Brücke (le Pont), un groupe de peintres de Dresde, rompt avec la culture académique et bourgeoise en se proclamant un « pont » vers l’avenir. Un autre nouveau groupe audacieux, Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu) créé en 1911, se concentre sur l’aspect spirituel de l’art. Parmi les principaux peintres expressionnistes, mentionnons Ernst Ludwig Kirchner, Wassily Kandinsky, Paul Klee, Franz Marc et Egon Schiele.

  • Eyland, Cliff (Canadien, né en 1954)

    Artiste, auteur, commissaire et professeur de peinture à l’Université du Manitoba. Depuis 1981, Eyland crée principalement des dessins et des peintures aux dimensions de fiches signalétiques. Une installation permanente de plus de mille de ses petites peintures a été inaugurée à la Millennium Library de Winnipeg en 2005.

  • Eyre, Ivan (Canadien, né en 1935)

    Peintre, sculpteur et dessinateur abondamment loué, prolifique et collectionné. La pertinence d’Eyre réside tout autant dans son enseignement : professeur de peinture et de dessin à l’Université du Manitoba pendant plus de trente ans, il a travaillé de près avec plusieurs générations d’artistes canadiens. Il est surtout connu pour ses paysages majestueux des Prairies.

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